
Communiqué de presse
À nouveau mais avec une violence inégalée Israël, à l'approche de ses élections législatives s'est déchaîné contre
le peuple palestinien. La longue passation du pouvoir aux États-Unis, la complicité tacite de l'Union européenne qui a renforcé ses relations avec Israël en décembre sous la présidence de Nicolas
Sarkozy aux positions nettement pro-israéliennes n'ont pu qu'encourager ces attaques. Depuis
maintenant des années, la bande de Gaza subit un siège criminel qui viole délibérément toutes les lois internationales : un million et demi de civils sont prisonniers de l’armée israélienne
et privés de tout : de nourriture, de carburant, d’électricité, de médicaments, de matériel scolaire … L’aéroport et le port ont été détruits avant même d’avoir jamais pu fonctionner. Il est
interdit de pêcher.
La population subit une « punition » collective impitoyable pour continuer à résister. La communauté internationale laisse faire, voire encourage ce siège.
Il n’y aura pas de sécurité pour les Israéliens sans sécurité pour la population de
Gaza.
Les Alternatifs demandent à la France d'intervenir :
1) auprès du gouvernement israélien pour qu’il mette fin immédiatement à l'opération « plomb durci » et au blocus meurtrier contre la bande de Gaza.
2) auprès de l'Union européenne pour que soit mise en oeuvre la suspension des accords UE / Israël, conformément à l’article 2 des dits accords, tant que l'État d'Israël se rendra coupable
de violations du
droit international.
3) au Conseil de sécurité de l'ONU pour que l'État d'Israël soit condamné pour ce qu'il inflige aux Gazaouis et sanctionné jusqu'à l'ouverture de véritables négociations de paix sous
l'égide du droit
et de la justice.
4) auprès de l'UE et de l'ONU pour l’envoi d'urgence d’une force d’interposition et de protection de la population civile palestinienne, sous contrôle des Nations
unies.
Les ALTERNATIFS
solidarités - écologie - féminisme – autogestion
40 rue de Malte 75011 Paris
tel : 01-43-57-44-80 - fax : 01-43-57-64-50

Selon la jolie formule de ma copine Maryl :
Je vous souhaite une année 2009
riche en GRANDES belles choses et de petits riens délicieux !
Et pour le dire en couleur :
En Provençal : bòna annada
En Provençal rhodanien : bono annado
En Alsacien : e glëckliches nëies OU güets nëies johr
En Basque : urte berri on
En Breton : bloavezh mat OU bloavez mad
En Corse : pace e salute
En Francique Lorrain : Proscht nei Johr OU Beschte Wìnsch fer's neije Johr
En Languedocien : bona annada
En Créole ANTILLAIS : bon lanné
Un article de Bruno Riondet, Les
Alternatifs 86, merci à lui !
Dakar 2009,
l’indécence s’exporte en Amérique du Sud
Une fois encore, le rallye Paris-Dakar va rivaliser de gaspillage et de spectacle médiatisé pour ce qui n’est rien d’autre qu’un jouet de gosse de riches.
Après avoir bien sali l’Afrique, ces « mad max » de bazar s’en vont à la conquête du Nouveau Monde plus de 5 siècles après Christophe Collomb.
Alors que les regards se tournent vers les exclus, les sans papiers, les SDF, les personnes qui bouclent difficilement leur fin de mois, les ouvrierEs licenciéEs, pendant que montent de toutes parts les périls écologiques, l’indécence prend une tournure particulièrement scandaleuse et insupportable.
Alors que les preuves de perturbations climatiques liées au développement de l’économie libérale – qui n’est rien d’autre qu’une économie de prédation, contre les Humains et contre la nature - , le rallye offre l’image d’un gaspillage de ressources énergétiques, dans le seul but de relier le plus vite possible deux points entre lesquels il faudrait plutôt du respect et de l’admiration pour les Humains qui y vivent.
L’autre volet de l’indécence tient à la mise en relation de cette soi-disant « compétition sportive » ( ?) avec les campagnes sur la prévention routière.
Comment expliquer aux jeunes (et moins jeunes !) conducteurs que la route nécessite une vitesse modérée, si on leur montre avec envie et grandiloquence qu’ailleurs (sous-entendu : chez les autres, les Africains ou les sud-américains, les pauvres de la planète) on peut faire ce qu’on veut. Laisser une épave au bord de la route. Traverser des villages tout moteur vrombissant.
Nous sommes tristes de l’ « humanité » que nous donnons à voir, au reste du monde, à l’occasion de cet ahurissant jeux de gladiateurs de temps qui se voudraient modernes.
Et qui ne sont finalement qu’une triste « régression sociale et humaine ».

La CGT a renforcé sa première place parmi les organisations syndicales, en progressant de 1,6 point à 33,8 %, aux dépens de la CFDT, en baisse de trois points à 22,1 %, et de FO, en recul de 2,3 points à 15,9 %.
La CFTC s'effrite (-0,7 point) à 8,9 %, tandis que la CFE-CGC progresse de 1,2 point, à 8,2 %, et ravit à la CFDT la première place chez les cadres avec 27,9 % des voix dans la section "encadrement". L'UNSA (syndicats autonomes), en cours de rapprochement avec la CFE-CGC, gagne 1,2 point, à 6,2 %, tandis que l'Union syndicale Solidaires, qui comprend les syndicats SUD, fait plus que doubler son score, passant de 1,5 % à 3,8 %. Les listes diverses représentent 1 %.
La participation, qui avait chuté de 63,2 % en 1979, premières élections prud'homales, à 32,7 % en 2002, a encore fortement reculé, à 25,5 %, atteignant son plus bas niveau en trente ans.
En revanche, elle a progressé dans le collège employeurs, à 31,5 %, contre 26,6 % en 2002. Les listes d'union – Medef, CGPME, FNSEA (agriculteurs), UPA (artisans), UNAPL (professions libérales) – reculent de près de 8 points tout en restant largement majoritaires, à 72,1 %, devant les employeurs de l'économie sociale, qui progressent de 7,7 points à 19 %, et les listes diverses (8,5 %).
Afin d'enrayer cette chute globale de la participation, le ministre du travail, Xavier Bertrand, a estimé, jeudi matin, qu'il fallait "faciliter et simplifier" les modalités de vote. Parmi les pistes de réflexion, M. Bertrand a notamment insisté sur la "piste très concrète" de la généralisation de l'installation des bureaux de vote dans les entreprises. Malgré l'abstention, "les résultats ont une vraie signification, car près de 5 millions de votants, ça compte", a-t-il souligné.
Réaction de Gérard Filoche (inspecteur du travail, socialiste de gauche)
Nette progression des syndicats combatifs
en dépit de l’abstention organisée par le pouvoir
Oui, le pouvoir a tout
fait pour organiser l’abstention à ces élections prud’hommes.
Pas un seul débat télévisé dans les médias de service public, pas une seule explication de masse en direction des 19 millions d’électeurs concernés.
Des millions de salariés ne savaient ni le motif du vote, ni le lieu, ni comment voter.
Dans ces conditions qu’il y ait encore 4,7 millions de votants est un miracle extraordinaire et positif qui montre l’attachement remarquable d’un nombre considérable de salariés au
syndicalisme français. Vive le syndicalisme ! Honneur et courage aux syndicalistes dans le privé, des héros qui résistent à la chasse aux sorcières généralisée et défendent les droits de 16
millions de salariés, le code du travail !
Il n’a pas été expliqué aux immigrés qu’ils avaient le droit
de voter pour élire les juges de la république.
Il n’a pas été dit aux chômeurs qu’ils avaient le droit de voter.
Il n’a pas, été dit aux jeunes de 16 que des lors qu’ils avaient un contrat de travail ils avaient le droit de voter.
Il n’a pas été dit aux 8 millions de salariés des entreprises de moins de 50 salariés, soit 97 % des entreprises, qu’ils avaient le droit de quitter leur travail pour aller voter sans
perte de salaire.
Les difficultés d’inscription sur les listes ont été aussi grandes que les fois précédentes.
Les lieux de vote sont demeurés des lieux aussi peu connus qu’avant.
Pire la presse de service public radio et télévision s’est
comporté de façon à banaliser le vote et à encouragé l’abstention. Un vrai tam-tam pro abstention !
Ce fut
le cas pour France inter, qui le matin même n’informe pas sur le vote mais sur le “probable taux d’abstention”. Toute la communication des plus grands médias était orientée sur l’abstention y
compris les rares spots télévisés. Sans omettre Le Figaro qui, la veille, explique que le scrutin coûte 90 millions et qu’il vaut mieux le supprimer vu qu’il n’y a pas de participants ce qui
est le point de vue explicite du Medef et de la droite.
D’ailleurs le Medef perd 8 points, la CFDT perd 3 points
tandis que la CGT gagne 1,5 points largement en tête, et Sud gagne 2,5 points...
Mais là encore, le 4 décembre, au matin, de façon scandaleuse, France inter parle fort peu d’un scrutin qui concerne pourtant 19 millions de personnes, le commente peu et mal, soulignant
surtout l’abstention obtenue, se gardant de souligner les causes des progrès de la CGT et de Sud, et du très sec recul de la CFDT (du à la trahison de mai 2003 de François Chérèque
signant la loi Fillon contre les retraites, la nuit, dans le dos du front syndical auquel il participait).
Le progrès, pour la première fois de la CGT depuis 1979 n’est pas souligné, on ne connaîtra ni les chiffres des conseillers prud’hommes élus, ni leur répartition, il n’y aura pas d’écho des
sièges électoraux, c’est un pur mépris, un pur déni d’information.
Mais cela n’empêchera pas que le vote exprime déjà ce qui va subvenir dans la période qui vient : la combativité sociale s’accroît partout, des centaines d’entreprises sont l’objet de plans
de licenciements iniques, injustifiés, effets d‘aubaine patronale du à la crise des banquiers et banqueroutiers. Le blocage de salaires est devenu insupportable alors que des centaines de
milliards ont été accordés
aux tenants de l’économie casino pour qu’ils continuent à spéculer comme avant.
Les observateurs attentifs savent qu’un e explosion sociale est désormais possible.
Notons que des centaines de plans de licenciements sont en cours et aussi des centaines de grèves partout dans le pays...
Raymond Soubie, conseiller expérimenté en affaires sociales de
Nicolas Sarkozy vient de déclarer qu’il n’a jamais en 40 ans d’expérience, voulu annoncer un quelconque "printemps chaud" ou "automne chaud", mais qu’aujourd’hui, ce n’est plus pareil, selon
lui "tout est chaud"... Henri Guaino n’en a pas dit moins, en prétendant qu’une explosion est possible à tout moment...
Toutes les données sont là, ce pays ne supporte plus le féroce traitement antisocial qui lui est imposé par ce gouvernement de sauvages barbares intégristes, qui prônent la mort du code du
travail, le travail le dimanche, les 45 heures payées 35, la retraite à 70 ans, les licenciements boursiers !
Gérard Filoche, jeudi 4 décembre 2008
Chiffres : 4,7 millions d’électeurs pour les syndicats !
La CGT reste à la première place et, avec 33,8% des suffrages exprimés, voit, pour la première fois depuis la création du scrutin en 1979,
son score progresser (+1,6 points).
La CFE-CGC récupère à la CFDT la première place dans la section encadrement et sur tous les collèges est en hausse de 1,2 point
avec 8,2 % des voix.
De même pour l'Unsa (6,2 %) avec laquelle la confédération de d'encadrement envisage de fusionner courant 2009.
Enfin, l'Union syndicale Solidaires enregistre la plus forte hausse avec + 2,5 points et 3,8 % des suffrages, en particulier du fait d'un triplement du nombre de ses
candidats par rapport à 2002.
A l'inverse, la CFDT perd près de 3 points à 22,1 %, FO 2,3 points à 15,9 % et la CFTC 0,7 point à 8.9 %.
Côté patronal, les employeurs de l'économie sociale (AEES) confirment leur "percée" en recueillant 19 % des suffrages exprimés. L'UDE (Union pour les droits des employeurs) qui
réunit Medef, CGPME, UPA, FNSEA et UNAPL reste en tête avec 72.1 % des suffrages mais baisse nettement par rapport au scrutin précédent (80,12 %).
Autre enseignement du scrutin, la participation baisse à nouveau, au niveau historiquement bas de 25,66 % (32,35 % en 2002), malgré un élargissement des modalités de vote
avec la généralisation du vote par correspondance et l'expérimentation à Paris du vote électronique.
Au total, 25,5 % des salariés et 31,25 % des employeurs ont participé au vote, ce qui, de l'avis de nombreux observateurs de droite pro patronaux, pourrait leur permettre de mettre en
question de l'avenir de ce scrutin sous sa forme actuelle.
Le nombre de votants est pourtant de 4,7 millions (contre 5 617 630 en 2002).
C'est si bien dit que je n'ai rien à
ajouter,
Dans la série "je ne suis pas dupe" !