Mardi 29 avril 2008

POUR UN PRINTEMPS DES LUTTES,

DE LA RESISTANCE A L’ALTERNATIVE

Sur fond de restructurations, de démantèlement des services publics, et de difficultés croissantes à boucler les fins de mois, le mécontentement grandit. Les mobilisations pour les salaires se développent, des grèves et des débrayages touchent aussi bien le secteur privé que le secteur public. Des grèves ont eu lieu ces dernières semaines dans de nombreuses branches professionnelles, y compris dans notre département.

Au niveau européen, la colère du monde du travail s’est exprimée le 5 avril lors de l’euro-manifestation organisée par la CES à Ljubljana.

Le mouvement des lycéens et des personnels de l’Éducation Nationale prend une dimension majeure : son extension peut amener la population à rompre avec l’attentisme, en même temps qu’une génération lycéenne fait sa première expérience politico-sociale.

Les attaques multiples contre toutes les prestations sociales et la précarisation généralisée sont insupportables.

Nombreux sont les salarié-e-s qui attendent que les mécontentements se transforment en un mouvement d’ensemble qui mettrait un coup d’arrêt aux attaques généralisées contre les acquis sociaux

Parmi ces attaques, l’une des plus graves est la réduction du montant des retraites et l’allongement de la durée du travail à 41 ans, dans la continuité des attaques de Juppé-Fillon, et avec des critiques de forme… mais l’accord sur le fond des dirigeants du PS.

Faut-il rappeler que l’allongement de la durée du travail est une terrible régression sociale et qu’elle a été, dans les années trente, la marque de fabrique, dans le domaine du travail, du fascisme, du nazisme et du gouvernement de Vichy ?

La seule loi que ce gouvernement connaisse c’est le rapport de force.

Des dizaines de milliers de militant-e-s des syndicats sont sans conteste disponibles pour la lutte, mais la faiblesse de l’opposition parlementaire, et le peu d’entrain des confédérations syndicales à appeler ensemble à la mobilisation contre les attaques gouvernementales, favorisent l’émiettement des ripostes.

La crise alimentaire, les émeutes de la faim qui touchent les pays pauvres illustrent la barbarie du système capitaliste. Dans beaucoup de pays, la résistance se développe, du Vietnam à la Roumanie (Dacia). Travaillant ici, dans les conditions des pays ou la main d’œuvre est sous-payée, les sans-papiers relèvent la tête.

Pour construire une alternative, pour refuser l’avenir de travailleurs précarisés, consommateurs infantilisés, et citoyens passifs que veulent nous imposer la Droite et le MEDEF, il faudra lier toujours plus l’écologie, la justice sociale, la démocratie active, l’égalité des droits et la solidarité avec les peuples du Sud.

C’est ce lien entre les différents mouvements de contestation, les résistances et les pratiques alternatives qui fait la force du mouvement altermondialiste, c’est ce lien qui préfigure l’alternative de demain, c’est ce lien qui permettra de résister et de reconstruire un projet alternatif : un autre monde est possible, un autre monde est nécessaire !

par Magali Braconnot publié dans : Luttes
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Dimanche 6 avril 2008

 


3 semaines de grève et toujours le cynisme pour réponse…

(photo Martine A, merci !)

«FAIRE travailler plus… pour gagner plus » ?!!!

 

Alors que la direction ne veut rien entendre en ce qui concerne l’augmentation des salaires, les actionnaires apprennent une augmentation des dividendes de 20%.

 

En effet, tout va bien pour STMicro :

Source : http://www.st.com/stonline/press/news/year2008/fra/c2561cfra.htm

 

STMicroelectronics annonce son chiffre d’affaires et ses résultats pour le quatrième trimestre et l’exercice 2007

  • Au quatrième trimestre 2007, le chiffre d’affaires net s’est élevé à 2,74 milliards de dollars, en hausse de 6,9% par rapport au trimestre précédent, la marge brute a atteint 36,9% et le résultat par action avant charges ponctuelles et de restructurations s’est établi à 0,27 dollar après dilution.
  • Le chiffre d’affaires net de l’exercice 2007 atteint 10,0 milliards de dollars et le résultat net 698 millions de dollars avant charges ponctuelles et de restructurations.

Le « net operating cash flow » pour l’exercice 2007 a progressé de 26% pour atteindre 840 millions de dollars.

N’oublions pas que l’état est actionnaire de cette sympathique boite. Il s’agit donc d’une politique normale :

 

Pendant que la base trime, les actionnaires s’enrichissent !

C’est donc ça :

«FAIRE travailler plus… pour gagner plus » ?!!!

 

Personnellement je suis allée soutenir les grévistes avec des copains et j’ai collé cet autocollant partout :

 


 

par Magali Braconnot publié dans : Luttes
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Mardi 20 novembre 2007
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par Magali Braconnot publié dans : Luttes
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Dimanche 18 novembre 2007

manif-regimes.jpg

Des « otages » « empêchés » d'aller travailler
ou comment les mots se trompent de guerre
par Judith Bernard (ex-collaboratrice de « Arrêt sur images » )

source : http://www.bigbangblog.net/

Il faut, décidément, faire attention aux mots. On entend beaucoup ces jours-ci les usagers se plaindre que les grévistes les « empêchent » d’aller travailler. Or, au sens strict, ils ne les empêchent pas. Ils cessent de les y aider. C’est quand même très
différent : les grévistes suspendent le service qu’habituellement ils rendent contre salaire, et renoncent à leur paie pour la durée où ils cessent de « servir ». Ils exercent ce faisant leur droit de grève, strictement incontestable.

Que la grève constitue une nuisance est tout aussi incontestable, c’est même de là qu’elle tire son pouvoir relativement persuasif. Mais si elle est constitutionnellement garantie, c’est bien qu’elle est légitime dans son principe : elle est reconnue comme
un instrument légal dans la négociation du rapport de force entre les employeurs et les employés. On observera au passage que la constitution prévoit donc bien que les relations entre ceux-ci et ceux-là sont susceptibles de prendre la forme de rapports de force, et qu’en somme les luttes sociales font partie du programme légitime de la société.

A ce titre, le terme d’ « otage » dont les « usagers-vus-par-les-médias » à moins que ce ne soient les « médias-vus-par-les-usagers » nous abreuvent est parfaitement inacceptable, et même obscène. Obscène évidemment pour les otages, les vrais, ici et là en quelques coins de la terre. Inacceptable ensuite parce qu’il porte une représentation du corps social trompeuse et délétère. Dans corps social il y a corps : nous en sommes tous les membres, il n’y a pas de partie neutre, qui se trouverait prise au piège, « à son corps défendant », d’une problématique ne la concernant pas.

Chacun est agent du devenir collectif, et nous sommes tous partie prenante de la lutte sociale qui se joue ici.

On me répondra que c’est parce que nous sommes tous responsables du devenir collectif que les bénéficiaires de régimes spéciaux doivent contribuer à l’effort commun pour rendre possible le financement futur des retraites. Problème moral, plus qu’économique, puisque les personnes concernées représentent une part dérisoire du corps social, et que s’agissant d’économie(s), le gouvernement eût pu
s’aviser d’en faire autrement qu’en tapant sur les petites retraites, en s’abstenant par exemple d’offrir l’équivalent de 90 fois la somme qu’il espère tirer de cette réforme, sous la forme de cadeaux fiscaux dont personne n’a réussi à prouver l’intérêt sur le plan collectif.

Problème moral décidément, car si l’on veut vraiment tendre vers l’équité dans le système des retraites, il faut évidemment prendre en compte non seulement la
pénibilité, mais l’espérance de vie moyenne propre à chaque corps de métier dans le calcul des pensions : seul moyen de rendre une politique de financement des
retraites acceptable, parce que cohérente.

Car la politique aussi fait corps, c’est un système symbolique complexe dont on attend au minimum de la cohérence. De la part d’un gouvernement de droite qui
pratique une politique clientéliste et réserve à son sommet les privilèges les plus indécents (je songe notamment aux Centquarantepourcent, appelons-les comme
ça puisque personne ne sait exactement de quoi il retourne), cette réforme-là est inacceptable. On ne demande pas un tel effort à ceux d’en bas quand on a fait tant de largesses à ceux d’en haut. C’est plus qu’un problème de communication. C’est un problème moral.

J’avoue ne pas connaître assez les métiers concernés (tellement divers !) pour être absolument certaine que ces régimes spéciaux ne sont pas la juste compensation
d’efforts particuliers déjà consentis. Et j’ose dire que ce n’est pas le cœur de la question. Le cœur de la question bat dans ce fameux corps social envisagé comme un tout, dont le « corporatisme », tant décrié et bien mal compris, n’est que la métonymie.

Je m’explique : quand un corps de métier se bat pour que ses membres bénéficient d’une situation décente, c’est AUSSI à la décence des situations de travail en général qu’il œuvre. Sans doute les motivations des grévistes sont-elles pour partie (la majeure ? Et alors ?) personnelles. Mais DANS LES FAITS, leurs conquêtes construisent et consolident les droits des travailleurs en général. Notamment pour cette raison simple et évidente que lorsqu’ils échouent, le démantèlement de leur statut sert toujours d’exemple et de justification au démantèlement du statut voisin
- comme le montre très exactement toute l’histoire de la réforme des retraites. TOUS les travailleurs ont donc intérêt à ce que CERTAINS travailleurs parviennent à défendre la décence de leurs conditions de travail : la lutte sociale ne s’arrête pas ce soir, les victoires des uns sont susceptibles de servir d’exemple, de modèle et de justification aux luttes - et aux victoires - des autres.

Qu’elles le deviennent en effet dépend de nous : tous les travailleurs, y compris ceux du privé, ont le droit de se syndiquer, de faire grève, de lutter pour la dignité de leurs conditions de travail et de vie.
Ces droits n’existent réellement que si on les exerce; cet exercice est une lutte, et la lutte, ça coûte.
Ça coûte en énergie, morale et physique, et ça coûte de l’argent. C’est un risque, toujours : le risque de perdre. Je sais de quoi je parle. Il y faut de l’audace, du courage, de la détermination, et un certain sens du collectif. Toutes qualités dont je
n’entends pas beaucoup parler, à propos des grévistes actuellement engagés dans la lutte.

Alors quand bien même je devrais être la seule à le faire, dans ce concert de plaintes d’ « otages » « empêchés » d’aller travailler, je leur dis : chapeau, les grévistes, et merci. Merci pour nous tous.

Judith Bernard

par Magali Braconnot publié dans : Luttes
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Dimanche 18 novembre 2007
reve-g--n--rale.jpgAppel "Pour les grèves solidaires"

Le lien :
http://www.liberation.fr/rebonds/291731.FR.php

Par plus de 200 signataires dont
Etienne Balibar, professeur émérite à l’université Paris-X ; Françoise Balibar, professeur émérite à Paris-VII ; Daniel Bensaïd, professeur de philosophie à Paris-VIII ; Luc Boltanski, directeur d’études à l’EHESS ; Dominique Cabrera,cinéaste ; Alex Callinicos, professeur d’études européennes, King’s College, Londres ;Michel Onfray, philosophe, université populaire de Caen ; Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie, université Marc-Bloch-Strasbourg-II ;lavoj Zizek, chercheur à l’International Center for Humanities, université de Londres. Voir l’ensemble des signatures sur Libération.fr

vendredi 16 novembre 2007

loadNbReaction('NbReactions',curDocId);Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le non de 2005 au traité constitutionnel européen ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l’a emporté partout en Europe. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S’ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale. Ils engagent pour cela une bataille d’opinion visant à diviser et à opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l’assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis.
 

C’est pourquoi l’offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits spéciaux, présentés comme un privilège contraire à l’égalité, mais elle se poursuivra par l’augmentation pour toutes et tous de l’âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition.

Les cheminots ne luttent pas seulement pour défendre un droit à la retraite obtenu à la Libération en raison de la pénibilité de leur travail. Ils luttent aussi, comme les employés du métro, les postiers, les électriciens, les personnels de santé, les enseignants, pour défendre ce qui reste de service public contre la concurrence débridée de tous contre tous. La double défense de la solidarité sociale et des conditions de l’autonomie de chaque individu passe au contraire par un partage du temps de travail sans perte de salaire, par le maintien du droit d’accès à la retraite égal dans le privé et le public, tenant compte de la pénibilité du travail, par un retour aux 37,5 annuités pour tous.

En soutenant les mobilisations des salariés, la communauté universitaire ne fait pas seulement acte de solidarité. La loi mal nommée d’autonomie des universités ne les soustrait aux tutelles étatiques que pour mieux faire croître parallèlement l’arbitraire bureaucratique et féodal de présidents d’université imitant le management des entreprises privées, et la dépendance à l’égard des marchés. Elle amorce une logique de démantèlement de l’enseignement supérieur public, d’augmentation des droits d’inscription des étudiants, de fragmentation du corps enseignant, de subordination aux lois de la concurrence et aux caprices du marché du travail. Elle affaiblit le droit à l’étude et l’espace public d’éducation. Tels sont les enjeux de la bataille sociale engagée.

C’est pourquoi non seulement nous nous déclarons solidaires de la grève des cheminots et des universités en lutte, et manifesterons à leur côté, mais nous participerons à une mobilisation d’ensemble et à une convergence de ces luttes pour la journée de grèves du 20 novembre dans la fonction publique et au-delà.

par Magali Braconnot publié dans : Luttes
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Jeudi 15 novembre 2007

Sarko-Tchou-tchou-2-copie.jpgSe mobiliser aujourd'hui pour s'opposer à la casse des régimes spéciaux,
c'est refuser demain de nouveaux reculs sociaux pour tous les salariés.

Fédérations syndicales des cheminots
CGT – FO – CFTC – SUD.Rail – CFE-CGC

TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS
POUR GAGNER MOINS EN RETRAITE !

dessin de Luz pour Charlie Hebdo

QUI PEUT L’ACCEPTER ?

Le Gouvernement se répand beaucoup dans les médias pour tenter d’accréditer l’idée qu’il est à l’écoute des organisations syndicales et qu’il étudierait avec une certaine bienveillance leurs propositions.

Qu’en est-il exactement ?

 

Depuis le lancement de la réforme des régimes spéciaux de retraites par le Président de la République
le 18 septembre, le cadrage gouvernemental est déclaré non négociable. Ce qui revient à dire que les presque 100 heures de discussions en bilatérales dont aime à parler le Ministre du Travail Xavier BERTRAND, ont été essentiellement utilisées pour diviser les syndicats. C’est là la grande ambition du Gouvernement !
C’est bien pourquoi les organisations syndicales concernées par la réforme n’ont de cesse de revendiquer la tenue d’une Table Ronde GOUVERNEMENT/SYNDICATS CHEMINOTS.

Pourquoi le Gouvernement pourtant chantre de la
transparence, refuse t-il une réelle TABLE RONDE ?

A-t-il peur que sa réforme apparaisse au grand jour pour ce qu’elle est réellement ? À savoir un dispositif entraînant une diminution du niveau des retraites versées au regard déjà de la faiblesse des pensions de cheminots ? C’est ce qu’ont justement refusé massivement les cheminots par la grève
 le 18 octobre !

Avec la réforme des régimes spéciaux, le Gouvernement instaure une double peine pour les cheminots :

- avec le système de décote (coefficient d’abattement), la pension à terme serait diminuée de 25 % pour une même durée de travail,

- avec l’indexation des pensions sur les prix au lieu des salaires des actifs (cette mesure appliquée au régime général a engendré en 15 ans un écart de 20 % entre l’augmentation du pouvoir d’achat des actifs et des retraités au détriment de ces derniers).

Comment le Gouvernement peut-il affirmer que ces dispositions qui engendreraient un recul du montant des pensions versées, soient des mesures d’équité ? Nous sommes pour l’équité face à la retraite mais par le haut !

C’est pourquoi, nous sommes opposés à ce que l’on joue les anciens contre les jeunes avec une réforme qui entraînerait la mise en place de doubles voire triples statuts, précarisant de fait les futures générations de cheminots.

C’est un choix de société !

Quel type de société voulons-nous ?

D’autres choix sont nécessaires et possibles pour pérenniser les régimes spéciaux, améliorer le régime
général ainsi que celui de la Fonction Publique et assurer l’avenir du système solidaire par répartition.

Notre régime spécial a toute sa raison d’être au sens des contraintes liées à la continuité du Service Public. Il faut aussi rappeler que les droits spécifiques à la retraite des cheminots ne sont en aucune façon financés par les contribuables ou par les assurés du régime général. Ils sont financés par les cheminots eux-mêmes avec un taux de cotisation au régime de retraite supérieur de 12 points à celui du régime général.

Ensuite, l’augmentation du pouvoir d’achat et le pleinemploi sont des éléments essentiels pour pérenniser et revaloriser les droits des régimes par répartition. Avec la création d’un million d’emplois, c’est 12 milliards d’euros supplémentaires pour financer les retraites.

Pour une véritable égalité, il faut mettre fin aux politiques qui privent la protection sociale de recettes supplémentaires.

Il en est ainsi de l’exonération de cotisations sociales des stock-options (3 milliards d’euros par an dont 1 milliard pour la retraite), des systèmes d’intéressement et d’actions gratuites, de l’épargne salariale…

La Cour des Comptes a estimé à 10 milliards d’euros le manque à gagner pour l’ensemble de la protection sociale engendré par ces dispositifs.

Des convergences d’intérêts

Personne n’est dupe, le Gouvernement s’attaque aux régimes spéciaux pour mieux imposer de nouveaux reculs sur les droits du régime général pour l’ensemble des salariés.

Pour preuve, la Commission Nationale de garantie des retraites a annoncé, le 29 octobre dernier, le passage de 40 à 41 années de cotisations pour l’ensemble des salariés du privé et du public de 2009 à 2012. Le Premier Ministre prévient déjà que cela ne suffira pas et qu’il faut réfléchir rapidement sur une nouvelle perspective de 42 ans voire 43 ans de cotisations comme le réclame le MEDEF.

C’est un allongement de cotisations sans fin !

Vous êtes aussi des usagers des transports et de la SNCF, face à l’enjeu de société que représentent les questions environnementales et l’aménagement du territoire, le Service Public ferroviaire SNCF, et particulièrement celui des marchandises, est menacé.

Gouvernement et Direction SNCF doivent arrêter la casse du Fret SNCF constituant un non-sens économique, écologique, social qui va à l’opposé des ambitions affichées pour le ferroviaire dans le Grenelle de l’Environnement. Le plan de fermeture de 262 gares au trafic Fret en wagons isolés doit être abandonné. Les moyens doivent être donnés au Service Public SNCF pour maintenir et développer les infrastructures, les gares et les emplois.

Pour toutes ces raisons,

les cheminots seront en grève
à partir du mardi 13 novembre à 20 h

reconductible par période de 24 heures

Retraites, Fret, Service Public, Emploi, Salaires

seront au coeur de nos revendications.

Se mobiliser aujourd'hui pour s'opposer à la casse des régimes spéciaux,
c'est refuser demain de nouveaux reculs sociaux pour tous les salariés.

 

Paris, le 6 novembre 2007

 

par Magali Braconnot publié dans : Luttes
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