Féminisme

Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 17:04

47625687_09097de874.jpgLes faux nez féministes du gouvernement
Caroline de Haas, Christiane Marty, Maya Surduts,
membres de la Fondation Copernic
Tribune parue dans le dernier Politis

« Toutes les civilisations ne se valent pas » a affirmé Claude Guéant en mettant à l’appui de
son propos l’exemple de l’égalité entre les hommes et les femmes et de « la dignité de la
femme ». Propos relayé par Nicolas Sarkozy qui renchérit sur la moindre valeur d’une société
qui « n’accorde pas la même place aux hommes et aux femmes », et par d’autres
personnalités du gouvernement, comme Xavier Bertrand qui choisit les « civilisations permettant à la femme de s’émanciper». Nos gouvernants seraient des féministes et on ne
le savait pas !
Passons sur l’emploi du singulier : parler de « la » femme, en l’essentialisant donc, et non « des » femmes dans toute leur diversité, trahit le dilettantisme. Mais l’essentiel est ailleurs. Il est dans l’indécence de cette promotion des droits des femmes de la part de membres au plus haut niveau d’un gouvernement qui n’a absolument rien fait pour les faire avancer !
Alors que les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes (27%) ne diminuent plus depuis le milieu des années 1990, que la plupart des femmes restent cantonnées dans quelques professions sous‐valorisées, qu’elles sont concernées au premier plan par la précarité, notamment les familles monoparentales, les immigrées, les retraitées, alors que le plafond de verre ‐ le plancher collant, comme disent les Québécoises ‐ se révèle d’une résistance à toute épreuve, un gouvernement soucieux d’égalité aurait depuis longtemps engagé une véritable politique dans ce domaine.
Non seulement il n’en est rien, mais les politiques menées ‐ l’austérité présentée comme irrémédiable, la casse de la protection sociale et des services publics, etc. ‐ vont à l’opposé de l’égalité entre les sexes. Les « réformes » des retraites de 2003 puis 2010 en sont un révélateur. Alors que la pension moyenne des femmes, tout compris, ne représente que 62% de celle des hommes, les réformes renforcent encore cette inégalité en touchant de manière disproportionnée les femmes. Même la Commission européenne note que « la paupérisation menace les retraités, et les femmes âgées constituent un des groupes les plus exposés au risque de pauvreté ».
M. Bertrand, ministre du travail, dit choisir l’émancipation des femmes, dont on sait qu’elle passe par l’autonomie financière et l’emploi : quand s’est‐il donc préoccupé du chômage des femmes, systématiquement supérieur à celui des hommes quelle que soit la tranche d’âge ? Il s’abrite derrière la crise pour expliquer la situation dégradée de l’emploi : mais le surchômage des femmes, leur surreprésentation dans le temps partiel et les emplois
précaires datent de bien avant la crise. Rien n’a été entrepris pour y remédier.


Nos gouvernants en habits de féministes permettent‐ils l’émancipation des femmes quand ils font des coupes sombres dans les budgets de services essentiels pour elles (pour les hommes aussi en théorie) tels que l’accueil de la petite enfance, les services sociaux et la santé ? Pensent‐ils agir pour les droits des femmes lorsqu’ils décident la fermeture de nombreux centres d’interruption volontaire de grossesse, maternités ou encore classes
maternelles ?
Où est le souci pour la dignité des femmes quand rien n’est fait contre la part croissante de femmes en situation de pauvreté et l’augmentation de la traite à des fins de prostitution, que dénoncent les organisations sur le terrain ? Quand malgré le niveau alarmant des violences faites aux femmes, les subventions aux associations concernées sont fortement
réduites.


Le Président affirme que les femmes doivent avoir la même place que les hommes : pourtant, elles ne représentent que 26% du gouvernement et 20% des ministres.

Il n’existe plus de Ministère des droits des femmes, ni même de Secrétariat, mais simplement un dossier parmi d’autres attribué au ministère des solidarités et de la cohésion sociale.
Outre le cynisme de ce discours pseudo‐féministe en opposition si manifeste avec les actes, ce qui est inacceptable, c’est l’instrumentalisation des femmes dans cette rhétorique sur les civilisations : leur émancipation est mise au service d’une stigmatisation de l’islam, même s’il n’est pas nommé. Ce n’est pas la première fois que la droite tente de récupérer le féminisme en faisant mine d’ignorer qu’aucune religion n’accorde une place égale aux femmes et aux hommes.


Certains s’agacent de la célébration d’une journée des droits des femmes le 8 mars. Les féministes préfèreraient à coup sûr qu’il n’y en ait jamais eu besoin. Mais tant qu’il y aura des femmes exploitées, opprimées, battues, violées, prostituées, précarisées, tant qu’il n’y aura pas de vraie politique pour mettre fin au patriarcat, tant que la ligne politique sera de marchandiser la protection sociale pour l’offrir aux profits privés, cette journée aura un sens.
Le féminisme a besoin de l’engagement de tous, femmes et hommes, pour construire une société réellement progressiste.

Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 12:13

La grammaire française : une inégalité bien réelle

source :

http://lespoupeesenpantalon.blogspot.com/2012/02/la-grammaire-francaise-une-inegalite.html#more

 

Pour ceux et celles à qui échapperait la nécessité de réformer la langue française au profit de l'égalité des genres, voici un exemple qui vaudra mieux que tous les discours.
Soit un texte en deux versions.
Version 1 : sont ici appliquées les règles grammaticales en cours, à savoir celles du masculin comme neutre pluriel.
Ce jour-là, les révolutionnaires marchaient dans les rues en chantant.
« A bas la dictature ! », criaient-ils en brandissant le poing. Certains sortaient du cortège pour appeler les passants et les inciter à les rejoindre, d'autres portaient haut leur bannière. La préparation avait été longue mais festive : on avait bu, on avait ri, on avait inventé des slogans bons à crier à la face des tyrans. Hommes et femmes s'y étaient mis : ils avaient tracé de grandes lettres noires et rouges sur les drapeaux, avaient confectionné des brassards, puis ils s'étaient tous donné rendez-vous pour le lendemain, aux aurores. Maintenant, unis et fiers, beaux et grands, enfin libres et dignes par la force de leur propre volonté d'émancipation, ils marchaient vers le palais, armés de leur seule conviction de mériter mieux que ce qu'on leur donnait.
Rien ne vous choque ? C'est normal, c'est l'habitude.
Version 2 : dans ce texte, la règle est inversée. Le neutre pluriel est exprimé par le féminin, comme si la règle était : « le féminin l'emporte sur le masculin »
Ce jour-là, les révolutionnaires marchaient dans les rues en chantant.
« A bas la dictature ! », criaient-elles en brandissant le poing. Certaines sortaient du cortège pour appeler les passantes et les inciter à les rejoindre, d'autres portaient haut leur bannière. La préparation avait été longue mais festive : on avait bu, on avait ri, on avait inventé des slogans bons à crier à la face des tyranes. Hommes et femmes s'y étaient mises : elles avaient tracé de grandes lettres noires et rouges sur les drapeaux, avaient confectionné des brassards, puis elles s'étaient toutes donné rendez-vous pour le lendemain, aux aurores. Maintenant, unies et fières, belles et grandes, enfin libres et dignes par la force de leur propre volonté d'émancipation, elles marchaient vers le palais, armées de leur seule conviction de mériter mieux que ce qu'on leur donnait.
Choquant, non ? Et révélateur, car dans cette expérience, vous observerez que :
- seul « on » a une véritable valeur de neutre
- les « ils » sont remplacés par des « elles »
- les adjectifs féminins sont partout
- même si les hommes sont mentionnés une fois, on a l'impression qu'il n'y a que des femmes dans cette révolution. Les hommes ont complètement disparu du texte, ils n'existent plus. Ca vous fait violence, Messieurs ? A nous aussi, chaque jour de notre vie, quand on nous évince des grands discours, de la littérature, des livres d'histoire officielle.
En définitive, toute règle grammaticale qui dicte qu'un genre l'emporte sur l'autre invisibilise le second. Cet exemple vous montre-t-il enfin quelle violence symbolique les femmes subissent chaque jour, et depuis leur plus jeune âge, à cause de l'application de ces règles grammaticales machistes et désuètes, justifiées par l'abbé Bouhours en ces termes, en 1675 : « Lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l'emporte », et par un 18e siècle qui considère la supériorité masculine comme allant de soi ?1 Qu'on ne nous dise plus que ces histoires de langue n'ont aucune importance, qu'elles sont secondaires ! Non seulement elles prennent leur source dans la domination masculine, mais en plus elles instillent à des générations et des générations de petites filles l'idée qu'elles valent moins que les garçons et que l'histoire de l'humanité s'est faite sans elles. D'ailleurs, l'histoire ne s'adresse pas à elles. Il suffit de penser aux expressions telles que « l'homme » ou « les hommes » quand il s'agit de l'humanité : comme invisibilisation des femmes, on ne fait pas mieux. Si je vous dis : « les femmes naissent et demeurent libres et égales en droits », vous vous sentez inclus ? Non ? Evidemment ! On en a marre des « droits de l'homme et du citoyen », et de la « déclaration universelle des droits de l'homme ». C'est tellement universel que les femmes ne sont même pas visibles dans le titre ! Et quand on lit que « le suffrage universel a été instauré en 1793 », on croit qu'il s'agit des femmes aussi. Mais non ! « Universel » signifie « hommes » ! Pour les femmes, il faudra attendre 1944, soit 153 ans. On pourrait multiplier les exemples. Si vous êtes un homme, demandez-vous quel effet aurait pour vous de vivre dans un monde où on vous dit « les femmes naissent et demeurent libres et égales en droit » ! Ne vous sentiriez-vous écrasés, dominés, diminués, insignifiants ? Ne trouveriez-vous pas que l'injustice qui vous est faite est grande ? N'auriez-vous pas envie de changer les choses ? Si ? Vous auriez raison ! Alors changez les choses maintenant, même si vous êtes de l'autre côté de la barrière.
Pour finir, je préconise de réinventer la langue et de ne pas fixer de règles. Pourquoi pas des « ils étaient belles » et des « elles étaient beaux » pour indiquer qu'il y a des hommes et des femmes. Pourquoi pas des mélanges sans académisme, avec un libre choix de la formulation ?
Pourquoi ne pas avoir le choix entre « Pascal et Séverine sont réalisateurs » et « Pascal et Séverine sont réalisatrices ? » Pourquoi ne pas laisser une vraie liberté aux gens ? Ca changerait des règles ! On respirerait un peu plus.
Et pourquoi ne pas féminiser librement tous les noms qui ne le sont pas, alors que la réalité de nos vies en a besoin ?
N'hésitez pas à le faire, même si ce n'est pas académique : ce n'est pas nous qui suivons le mouvement de l'académie, c'est elle qui nous suit. La langue change au gré de nos inventions à nous : les dictionnaires ne font que fixer en règles des usages devenus trop forts et trop répandus pour pouvoir reculer encore. Agissez, changez la langue, vous changerez un peu la société.
Virginie
1Si on en croit l'article paru dans Le Monde, le 14 janvier 2012, intitulé « Genre, le désaccord ». Il y est dit aussi que Vaugelas, grammairien du 17e siècle, était favorable à la règle de proximité, contrairement aux informations colportées partout sur lui. Tout cela reste à vérifier.
Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 11:36

305686339_5705cc8294.jpg

 

http://www.scienceshumaines.com/jouets-des-catalogues-plus-que-jamais-en-rose-et-bleu_fr_28286.html
Jouets : des catalogues plus que jamais en rose et bleu
Xavier Molénat
 
Publié le 19/12/2011
Univers de garçon, univers de fille : dans les catalogues de jouets, la mise en scène des différences de genre n'a cessé de s'accroître et de se sophistiquer depuis trente ans.
Difficile d'y échapper en cette période de Noël : les catalogues de jouets envahissent les boîtes aux lettres et les halls des magasins. Pour guider enfants et adultes dans leur choix, le rubriquage se révèle la plupart du temps peu original, avec notamment de belles pages d'un bleu profond pour présenter les jouets destinés aux garçons, de belles pages d'un doux rose pâle pour présenter « l'univers des filles »... Une telle division peut sembler naturelle ou agacer, elle semble en tout cas semble être devenu une règle dans le commerce.
 
Une distinction omniprésente
    Mais en a-t-il toujours été ainsi ? Doctorante et ATER à l'université de Nanterre, la sociologue Mona Zegai, qui mène actuellement une recherche sur les discours dans le monde du jouet et leur transformation, montre contre toute attente que la généralisation des catégories « garçons » et « filles » est relativement récente, puisqu'elle remontrait seulement au début des années 1990. Avant 1992, en effet, on retrouve quelques exemples de division sexuée, mais ce sont essentiellement des catégories fondées sur l'âge, le type de jouet ou l'activité qu'ils permettent, qui sont alors utilisées : poupées, voitures, construction, lecture... A l'inverse, l'analyse des catalogues de Noël édités par Auchan, Carrefour ou encore la Grande récré entre 2005 et 2007 révèle que les pages filles/garçons représentent en moyenne un tiers des pages. N'échappent à leur emprise que les « jouets 1er âge » (âge donc supposé neutre), les jeux de société, les loisirs (DVD, jeux vidéo) ou les cycles, par exemple. Ce ne sont donc pas (ou pas seulement) les jouets qui confortent les clivages de genre, c'est aussi la façon dont ils sont présentés.
 
Couleurs, typographie, argumentaires : la mise en scène des différences
    M. Zegai montre par ailleurs que le changement n'est pas seulement quantitatif : tout, dans la sophistication progressive de la mise en scène des catalogues, construit des univers de jeux filles/garçons de plus en plus fortement différenciés. Ainsi des codes couleurs : la dichotomie Bleu-garçon / Rose-fille s'est imposée avec une telle force qu'on peine à imaginer une image sur fond rose d'un petit garçon jouant avec son atelier de bricolage. On la trouve pourtant dans catalogue Toys'R'Us de 1993 ! Le renforcement des différences de genre passe également par les photos d'enfants en situation (garçons jouant à la voiture, fillettes tenant un poupon dans leurs bras), qui se multiplie au cours des années. En 1988, le catalogue Carrefour comporte par exemple 8 photos de garçons seuls et 2 de filles seules. En 2010, on en trouve respectivement 29 et 8 (l'activité ludique serait-elle plus masculine ? Ou bien les garçons sont-ils considérés comme des enfants « génériques » ?).
    Autre élément de différenciation : les polices de caractère, qui évoquent pour les garçons vitesse et technique (utilisation d'italique et de typographies type « machine à écrire »), et pour les filles amour et douceur (polices arrondies, coeurs à la place des points sur les i...). M Zegai remarque enfin que les argumentaires de vente sont de plus en plus élaborées : minimalistes dans les années 1980 (« Poupée chiffon "Brigitte", 50 cm, suce son pouce »), ils impliquent désormais « des techniques discursives commerciales basées sur la mise en scène de l'activité ludique et l'implication du lecteur » (« Poupée Charlotte et Livre Interactif : Avec son livre interactif de 20 pages, cette grande poupée chiffon parfumée de 40 cm parle, chante et joue avec toi à 8 activités vraiment sympas ! Piles incluses. »). L'occasion, là encore, de renforcer l'attribution du jouet à l'un des deux sexes (« Mon détecteur de secrets : Un jeu réservé aux filles avec détecteur de secrets qui révèlera qui est honnête ou menteuse. »). Une stratégie que l'on retrouve même, paradoxalement, dans les quelques catalogues qui ne proposent pas de catégorisation garçons et filles, à l'instar d'Oxybulle qui, cette année, présente par exemple un tapis de jeux comme « un vrai rêve de petit garçon » http://www.eveiletjeux.com/produit-801151/tapis-route.htm.
 
Reflet ou exacerbation de la réalité ?
    Comment alors expliquer ce renforcement des stéréotypes de genre ? L'interview d'un cadre de La Grande récré par M. Zegai semble indiquer que, du point de vue des professionnels, la société reste largement inégalitaire (« Même si beaucoup de gens vous disent qu'on est sur une égalité entre l'homme et la femme (...) la réalité du foyer elle est tout autre, c'est la maman qui fait le ménage, c'est la maman qui fait les courses, c'est la maman qui fait à manger, et le papa lui il glande devant la télé, c'est caricatural mais c'est un petit peu ça »), que les enfants fonctionnent largement à l'imitation du parent du même sexe, et que les fabricants ne peuvent que s'adapter à cet état de fait : « « le jouet c'est le reflet de la société, donc le jouet il avance en même temps que la société elle avance ».
    Cependant, souligne la sociologue, les catalogues reflètent moins la réalité qu'ils ne l'exacerbent, malgré l'insistance sur le caractère réaliste des jouets présentés (le poupon « pleure de vraies larmes », l'aspirateur « aspire vraiment », on peut « faire ses courses comme dans un vrai supermarché », utiliser « une pelleteuse plus vraie que nature »...) . Aussi faible soit-il dans la « vraie vie » le travail domestique masculin, n'est, par exemple, quasiment jamais mis en scène, hormis quelques évocations du bricolage et, très ponctuellement, de la cuisine. De même, les activités féminines se restreignent presque exclusivement à la sphère domestique. Et quand des activités professionnelles sont présentées, ce ne sont que des métiers « ultra-sexués » : infirmière ou mannequin pour les filles, pompier ou ouvrier pour les garçons. Resterait désormais à comprendre pourquoi cette catégorisation et ses stéréotypes se sont renforcés dans le monde du jouet, alors qu'ils font l'objet de remises en cause de plus en plus nombreuses dans la société.
 
A lire :

Mona Zegai, « Trente ans de catalogues de jouets : mouvances et permanences des catégories de genre », in Actes du colloque Enfance et cultures : regards des sciences humaines et sociales, Sylvie Octobre et Régine Sirota (dir), [en ligne] http://www.enfanceetcultures.culture.gouv.fr/actes/zegai.pdf Paris, 2010.
Mona Zegai, « La mise en scène de la différence des sexes dans les jouets et leurs espaces de commercialisation », Les cahiers du genre, n°49, 2010
http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=CDGE_049_0035
Mona Zegai, « La fabrique du genre à travers le jouet », Chantiers politiques, n° 6, 2008
http://monille.free.fr/Mona%20Zegai%20%20Article%20Chantiers%20Politiques%202008.pdf

Sur le même sujet, dans SH :
http://www.scienceshumaines.com/des-jouets-qui-cachent-bien-leur-jeu_fr_4293.html

 

Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 13:22

MMF2010.jpg

 

en savoir plus : cliquer ici

 

Pour l'occasion, ma citation préférée :

 

"Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sias, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson".

Rebecca West

 

Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 22:22
MMF

Et à l'occasion de cette belle manifestation, lancement de la Marche Mondiale des Femmes 2010 :

Changer la vie des femmes pour changer le monde
Changer le monde pour changer la vie des femmes

La Marche Mondiale des Femmes est un mouvement mondial d’actions féministes rassemblant des groupes et des organisations de la base œuvrant pour éliminer les causes qui sont à l’origine de la pauvreté et de la violence envers les femmes.
Nous luttons contre toutes les formes d’inégalités et de discriminations vécues par les femmes.
Nos valeurs et nos actions visent un changement politique, économique et social. Elles s’articulent autour de la mondialisation des solidarités, l’égalité entre les femmes et les hommes, entre les femmes elles-mêmes et entre les peuples, le respect et la reconnaissance de la diversité entre les femmes, la multiplicité de nos stratégies, la valorisation du leadership des femmes et la force des alliances entre les femmes et avec les autres mouvements sociaux progressistes.

 

La déclaration sur nos valeurs    
Adoptée le 22 mars 2003 lors de la quatrième rencontre internationale de la Marche Mondiale à New Delhi, en Inde
Le XXIe siècle a commencé avec deux événements importants de caractère mondial : la Marche mondiale des femmes et le Forum Social Mondial. Ces deux actions ont rapidement dépassé l’évènement comme tel pour devenir des processus qui font partie intégrante de la lutte pour la transformation en profondeur de nos sociétés et qui viennent la renforcer. C’est une lutte qui s’oppose à une mondialisation néolibérale (le nouveau visage de l’impérialisme), à la guerre, au racisme, à la pauvreté et à toutes les formes de discrimination, d’occupation et de militarisation. La mondialisation patriarcale et néolibérale reproduit les inégalités de genre, accentue les écarts entre les pauvres et les riches, entre les pays, les territoires et les peuples, et engendre de plus en plus d’exclusion, de haine, de racisme et d’intolérance.

 

En savoir plus : cliquer ici

 


Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 19:44

J'ai beaucoup aimé ce film !

Enfin un bon support pour aborder ces questions qui sont souvent traitées comme secondaires...alors qu'elles sont centrales dans nos sociétés.

Ne ratez pas la projection près de chez vous !

affiche-domination.pngPercutant et dérangeant, ce film interroge les stéréotypes et les préjugés qui cantonnent les femmes et les hommes dans des rôles bien précis. Des jouets pour enfants au monde du travail, en passant par les côtés les plus sombres de la société patriarcale (violences, prostitution…). http://ladominationmasculine.net


Résumé du film

« Je veux que les spectateurs se disputent en sortant de la salle », c’est ce que disait Patric Jean en tournant  « la domination masculine ».

Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un « compagnon dominant » ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du pénis, « comme on achète une grosse voiture » ?

Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours.  L’illusion de l’égalité cache un abîme d’injustices quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où chacun joue un rôle.

A travers des séquences drôles, ahurissantes et parfois dramatiques, le film nous oblige à nous positionner sur un terrain où chacun pense détenir une vérité. 

« La Domination masculine » jette le trouble à travers le féminisme d’un homme qui se remet en question. Une provocation qui fera grincer des dents…

Après le déterminisme social (les enfants du Borinage, lettre à Henri Storck) et la criminalisation de la pauvreté (la Raison du plus fort), Patric Jean s’attaque à nouveau à un phénomène social tabou : le patriarcat.

 

Les principales influences dans l'écriture du film ont été:

Simone de Beauvoir: "Le deuxième sexe" 1949

Françoise Héritier: "Masculin Féminin" 1996

Judith Buthler "Gender Trouble: Feminism and the Subversion of Identity" 1990

Christine Delphy: "L’Ennemi principal 1, Économie politique du patriarcat" 1 et 2, 1998 et 2001

Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 14:56
MANIFESTATION DU 17 OCTOBRE

15 000 MANIFESTANT-E-S  A PARIS POUR LES DROITS DES FEMMES

Nous étions ce samedi 17 octobre 15 000 à manifester à Paris pour une réelle égalité femmes hommes à l'appel du Collectif national pour les Droits des Femmes et de Femmes solidaires.
15 000 venant de toute la France : Amiens, Avignon,Bayonne, Bordeaux, Brest, Caen, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Orléans, Perpignan, Saint Brieuc,  Saint Nazaire,Toulouse, région parisienne.

15 000 qui manifestaient à l'appel de 103 associations, syndicats et partis politiques de gauche et d'extrême gauche. La manifestation, qui un moment a bravé une pluie battante, était combattive, vive et colorée.


15 000 pour s'élever, sous prétexte de restructuration hospitalière, contre la fermeture de Centres d'Interruption Volontaire de Grossesse (CIVG) : 3 en région parisienne : Tenon, Broussais,  à Paris et Jean Rostand dans le Val de Marne.

15 000 pour exiger le maintien des huit trimestres de "bonification" pour les mères qui ne sont qu'une mince réparation pour les carrières tronquées et raccourcies par des arrêts dans le but d'élever des enfants.

15 000 aussi pour revendiquer une loi cadre contre les violences faites aux femmes à l'heure où la "Mission d'évaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes", composée de 30 députéEs a rendu son rapport.


15 000 pour exprimer notre refus de tous les intégrismes religieux et crier bien fort notre solidarité internationale avec les femmes en lutte dans le monde entier.


15 000 en fait pour réaffirmer notre *défense résolue de tous les droits des femmes *dans une période de régression sociale et d'attaques sans précédent et tous azimuts de la part du pouvoir.

La crise économique et sociale ne doit pas être une occasion de rendre encore plus invisibles les inégalités de tous types qui pèsent sur les femmes.

Le combat pour la "diversité" ne doit pas être non plus l'occasion de réduire les femmes à une "catégorie" de discriminés comme d'autres, alors que nous sommes la moitié de l'humanité et que notre combat est un combat transversal.

Dans une rentrée politique  pour le moins morose, nous nous félicitons d'avoir réuni 15 000 personnes et ainsi contribué à la convergence des luttes.

Nous saurons évidemment rebondir après ce 17 octobre pour que notre voix reste entendue.  Le 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes n'est pas loin !

Nous tenons à remercier chaleureusement toutes les associations, les syndicats et les partis avec lesquel-le-s  nous avons préparé la mobilisation

Le Collectif national pour les Droits des Femmes
Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 22:18

Les infos utiles

* La manifestation partira de Bastille (Paris) à 14h30
* Pour participer à la mobilisation, contactez-nous
sur mobilisation2009@gmail.com

* Pour télécharger le dernier tract de la mobilisation :
CLIQUEZ ICI

* Pour nous retrouver sur Facebook : CLIQUEZ ICI

Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 16:12

Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 11:12
Sexisme partout, féministes partout !

Si vous aussi vous êtes fatiguéEs par le paternalisme qui parle à notre place, ou par la violence qui cherche à nous faire taire, rejoignez-nous à la manifestation féministe du 7 mars 2009 !

Parce qu’il existe pour la majorité des gens toujours deux classes distinctes, les femmes et les hommes, et qu’il vaut mieux appartenir à la seconde qu’à la première.
Parce que nous revendiquons d’avoir le choix : de notre sexe, de notre genre, de notre sexualité. 
Parce que nous désirons que les femmes, et touTEs leurs alliéEs, puissent s’approprier leur corps et ses représentations, sans devoir se conformer aux injonctions de normes oppressantes, réductrices et stéréotypées, véhiculées dans tous les domaines.
  Parce qu’il existe mille façons de faire rentrer dans le « droit chemin » les insurgéEs contre leur sexe, leur genre, leur destin obligatoire : de l’assignation forcée des intersexes par mutilations génitales, au viol de représailles contre les lesbiennes ; de la psychiatrisation des trans’, aux violences masculines les plus régulières – en France, tous les trois jours, une femme est assassinée par l’homme avec qui elle vit.
Parce que notre santé passe en dernier, parce que le droit des femmes à disposer de leur corps est sans cesse remis en question, comme le montre la récente remise en cause du financement public du Planning familial et de nombreuses autres associations d’éducation populaire, parce que le savoir gynécologique est accaparé par les médecins, la contraception pas toujours remboursée, le droit à l’IVG menacé sous l’influence de l’Église catholique. Parce que, partout, les institutions qui exercent un pouvoir au nom de la religion ou d’une autorité morale ou politique prétendent toujours contrôler nos corps.

Parce que nous sommes largement touchées par le VIH, discriminées dans les essais par les labos qui ne prennent pas en compte notre métabolisme spécifique, parce que nous n’avons pas le même accès à des traitements de qualité, parce que nous sommes négligées dans les campagnes de prévention publiques, parce que, précarisées, nous sommes particulièrement touchées par les attaques contre la Sécurité Sociale, et notamment par l’instauration des franchises, ou par la remise en cause de l’hôpital public.

Parce que nous sommes précaires et trop souvent à temps partiel sans l’avoir choisi, que nous sommes toujours moins payées que les hommes à travail égal et à qualifications égales, et que nous effectuons l’immense majorité du travail gratuit appelé « travail domestique ».
Parce que nous sommes les premières à payer la crise et le démantèlement des services publics.
Parce que, malgré les lois et les effets d’annonce, le domaine public et politique nous reste toujours largement fermé.
Parce qu’en tant que femmes racialisées, nous luttons dans tous les domaines contre cette double oppression raciste et sexiste. Parce que la logique du racisme s’attaque directement à notre droit à disposer librement de notre corps. Parce qu’elle opère par exclusion, comme la loi sur le port de signes religieux à l’école qui prétend nous « protéger » – en particulier les filles musulmanes – et en fait contribue à nous stigmatiser, à nous enfermer dans le statut de « victimes » et à nous marginaliser.
Parce que, sans papiers, nous souffrons tout à la fois de la précarité, de la politique raciste du gouvernement français, des remises en cause du droit au regroupement familial, de l’intensification des interpellations policières. Parce que ce climat répressif nous éloigne encore davantage de l’accès aux soins.
Parce qu’en tant que prostituéEs, nous sommes mépriséEs, harceléEs et criminaliséEs par la loi sur la sécurité intérieure (LSI) de 2003. Parce que le délit de racolage passif accroît notre précarité et notre clandestinité et que nous ne pouvons pas exercer notre activité dans des conditions décentes et qui nous protègent.
 

Pour un féminisme qui refuse de voir son discours récupéré à des fins racistes, qui sache se démultiplier, concevoir l’émancipation sous toutes ses formes, un féminisme offensif qui lutte pleinement contre le système patriarcal et toutes les oppressions, qu’elles soient de classe, sexiste, raciste ou liées à la sexualité, un féminisme qui se revendique aussi des féminismes non-blancs, trans’ et lesbiens.
.
À l’appel de :
Alternative Libertaire, Atelier de lectures féministes (cip-idf), CFPE (Collectif des Féministes Pour l’Égalité), Droits et prostitution, Étudions Gayment, collectif Langues de putes, collectif Les mots sont importants, Mix-Cité Paris, Les Panthères roses, Pari-T, les Putes, le Torchon brûle toujours, les TumulTueuses
Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Bonjour et bienvenue!















Parce que d'autres mondes sont possibles et nécessaires, il est urgent de proposer des alternatives à la marchandisation généralisée. Résister, lutter, proposer, agir ensemble pour des sociétés solidaires, féministes, écologistes, autogestionnaires, antiracistes !

Retour page d'accueil

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés