Ecologie

Vendredi 14 août 2009
Tribune libre du Sud Ouest 14/08/2009

 Productions industrielles,
l'économie de l'irréparable
 Martine ALCORTA maître de conférence Bordeaux 2 et candidate europe écologie

Notre civilisation industrielle s'est développée sur un mode de production qui se révèle au­jourd'hui incompatible avec la santé des êtres humains et la durabilité de notre planète. Plusieurs études scientifiques montrent qu'il existe un lien en­tre de nombreuses maladies humaines et la détério­ration de notre environnement Pollution, gaz à effet de serre, harcèlement au rendement, rythmes de tra­vail accélérés, pression scolaire sont à l'origine de nombreux maux physiques et psychiques.

Face à ce constat qu'il devient difficile de ne pas re­connaître, les réponses politiques sont diverses. Il est cependant possible de les classer en deux grandes ca­tégories : celles qui souhaiteraient s'attaquer à la ra­cine du mal en proposant des alternatives de produc­tion, de consommation, de modes de vie, en agissant sur un registre préventif, et celles qui proposent d'at­ténuer, compenser et réparer les conséquences néfas­tes de nos productions industrielles.

Les questions écologi­ques peuvent se décliner sur les deux modes. Crois­sance verte et parfois même développement durable se conjuguent plus facilement sur le deuxième registre. C'est ainsi que les lobbies de l'énergie investissent leurs espoirs dans le stockage géologique du CÛ2 pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Quelle aubaine pour l'économie de se refaire une « santé » en faisant de la réparation un levier d'inno­vation au service de la croissance. Mais si de tels procédés techniques sont loin de présenter une réelle ef­ficacité, ils constituent également pour les hommes un risque d'enfermement dans des solutions très pro­visoires qui n'agissent que sur les symptômes du mal et non sur leurs causes.

On peut classer dans la même logique tous les con­ditionnements de produits toxiques, comme par exemple l'encapsulage de pesticides, qui, réduisant la toxicité des produits, sont considérés comme de l'innovation au service du développement durable ! Dans la même logique d'atténuation du mal et non de son éradication, les législateurs européens se lan­cent dans des exercices d'équilibristes en produisant des directives qui interdisent la commercialisation de produits toxiques tout en autorisant des usines à les fabriquer ou à les conditionner.
Car il peut malheureusement être rentable de dé­velopper une économie de la réparation : un inciné­rateur, par exemple, ne peut fonctionner qu'avec une certaine quantité de déchets, ce qui n'incite pas à ré­duire à la source la production de ces déchets.

Lorsqu'on propose de détruire des zones naturel­les pour en faire des autoroutes ferroviaires au lieu d'aménager une voie existante au transport combi­né, on continue à construire des infrastructures au service d'un aménagement du territoire dont on su­bit pourtant lés conséquences négatives.
 De telles dé­cisions, aujourd'hui, sont révélatrices des intentions politiques et des développements économiques de demain.

Ainsi se développent deux visions de l'écologie, une plus politique qui consisterait à repenser l'aménage­ment de nos territoires et à développer une écono­mie qui diminuerait de manière drastique la quanti­té de marchandises transportées dans le monde, qui mettrait l'innovation au service d'alternatives de ci­vilisation, et une autre qui fait de l'écologie une nou­velle économie tirant profit des réparations rendues nécessaires par la nature nocive de ses propres pro­ductions.

Il nous faut aujourd'hui dénoncer cette imposture écologique, car, à vouloir tirer profit de l'économie de la réparation, celle-ci pourrait très vite se transformer en économie de l'irréparable.
Par Magali Braconnot
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Mercredi 5 août 2009

Un Camp Action Climat à Notre Dame des Landes

du 3 au 9 août 2009

« De l’oxygène, pas du kérosène ! »
 
Le projet de nouvel aéroport proche de Nantes est inutile et nuisible ! L’aéroport actuel de Nantes-Atlantique suffit et suffira largement. Avec ce projet, le béton et le bitume recouvriraient environ 2000 hectares d’un bocage très préservé et détruiraient localement une cinquantaine d’exploitations agricoles. Dans le contexte mondial actuel, la poursuite du « toujours plus » - pour les mêmes - engendre plus d’inégalités, plus de destructions et plus de pollutions. Et nous met face à un danger d’une ampleur sans précédent : le changement climatique. L’aéroport de Notre Dame des Landes, s’il était construit, y contribuerait directement et de façon importante. Il doit être empêché. Il est urgent de mettre en oeuvre de nouvelles logiques écologiques, anticapitalistes et autogestionnaires !
 
Le Camp Action Climat a les objectifs suivants :
 
1/ sauver les terres agricoles menacées par le projet, en touchant plus largement le public local, mais aussi en élargissant et en médiatisant la lutte, l’aidant à se pérenniser pour modifier le rapport de forces.
 
2/ agir pour faire face à l’énorme défi auquel l’humanité est confrontée. On sait qu’un point de non-retour où le réchauffement climatique sera rapide et irréversible existe. La recherche récente indique que ce point peut être atteint en moins d’une centaine de mois (soit environ huit ans)* – si nous n’agissons pas. Il est impératif de sortir des logiques économiques et sociales dominantes, qui sont à l’origine de cet état d’urgence. Le système capitaliste et consumériste ne possède pas les ressources pour résoudre le problème qu’il a créé. Il faut construire collectivement un mouvement pour une transition juste vers une société équitable et soutenable. Pour cela, nous menons des actions locales et participons à un réseau national et international « Camp Action Climat ».
 
3/ faire progresser les pratiques d’autogestion, les modes d’action non-violente et les alternatives écologiques en apprenant ensemble, en pratiquant l’échange de savoirs et en mettant en place de nouvelles formes d’actions médiatiques et de résistances.
 
Le camp est préparé par un collectif ouvert auquel chacunE peut participer et où tout le monde peut s’exprimer, afin d’inclure autant de personnes que possible dans les décisions, prises au consensus.
 
Le camp fonctionnera de manière autogérée, avec pour principes de base : une empreinte écologique minimum, des actions à fort impact auprès de la population locale et/ou des médias, des échanges de savoirs sur les pratiques alternatives et écologiques, la mise en commun des bénéfices, la pratique du prix libre ou coûtant et le développement de réseaux. Il s’inscrira dans le cadre d’une semaine de résistance sur le site et fera suite à deux moments forts sur place : le festival « Le Plancher des Vaches » (samedi 1er août) et le pique-nique annuel des opposants au projet d’aéroport (dimanche 2 août).
 
La participation d’organisations qui souhaitent être présentes au Camp Action Climat et qui rejoignent ces principes est évidemment la bienvenue. Des moments de réunions internes aux organisations seront possibles en dehors des temps collectifs du campement. Cette implication de différents mouvements permettra à un plus large public de prendre part à celui-ci.
 

Pour participer à la préparation et au déroulement du Camp Action Climat, contactez-nous !

*Lenton, T. M., Held., H. et al. (2008) ‘Tipping elements in the Earth’s climate system’, Proceeding of the National Academy of Sciences.

Par Magali Braconnot
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Mercredi 8 juillet 2009
Que restera-t-il du Grenelle de l'environnement ?

Actu-Environnement.com - 19/06/2009

Au fil des lectures du projet de loi Grenelle 1 au Parlement, le texte s'est affaibli, empli d'erreurs environnementales graves et d'exceptions en tout genre. Toutes ces concessions accumulées nous promettent des effets destructeurs et fatals à l'esprit initial. Le Grenelle serait-il devenu qu'une caution écologique pour le Gouvernement ?

 

Le Grenelle de l'environnement : tentative pour une obsolescence programmée des écologistes

A la fin de l'année 2007, le processus Grenelle s'apparentait à un bouleversement des consciences : les dirigeants donnaient l'impression de s'être enfin emparés des problématiques que les écologistes portaient depuis trente ans ; les engagements issus des tables rondes étaient ambitieux, exhaustifs, prometteurs ; nos cris d'alarme semblaient entrer en résonance avec l'agenda politique. Une sorte de vague verte et consensuelle était venue submerger les parties prenantes : associatifs, experts, élus, syndicats, presse, ainsi que l'opinion publique.

« Mais tout le monde est écolo maintenant » est une phrase qui revenait souvent lorsque les Verts tractaient durant la campagne des élections municipales en 2008 ; comme si notre discours était désormais absorbé dans tous les programmes partisans, comme si nos propositions n'offraient plus aucune originalité. Nous vivions un paradoxe : nous avions réussi à convaincre et par ce succès même, nous perdions notre raison d'exister à part entière. Derrière la démarche louable du Grenelle, sensée accorder une orientation plus écologiste à la politique gouvernementale, se cachait une stratégie d'appropriation mensongère. Il fallait brouiller les pistes, faire croire que l'on pourrait faire de l'écologie sans les écologistes. En usurpant le discours des Verts, en mettant en scène tambours battants le Grenelle de l'environnement, l'objectif était de remettre en cause le rôle des écologistes dans le débat public et de substituer une action gouvernementale à un militantisme partisan.


Un Grenelle lacunaire : les questions occultées trahissent l'engagement partiel du gouvernement

Trois manques importants sont venus d'emblée ternir le processus du Grenelle : ni le nucléaire, ni les OGM, ni la raréfaction des ressources non renouvelables du sous-sol, ne seraient pris en compte. Jamais. C'était une condition initiale du président de la République. La loi OGM a été votée au printemps 2008. Il n'était plus question d'y revenir. Nous nous retrouvons donc dans cette situation tangente où la clause de sauvegarde est activée, mais où un texte normatif autorise la coexistence entre cultures OGM et non OGM. Question nucléaire, les gouvernements successifs s'obstinent à vouloir maintenir l'exception française : être le pays le plus nucléarisé au monde. Insécurité, risques immenses, raréfaction de l'uranium, coût astronomique, pollutions sur des milliers d'années, problème des déchets, prolifération. Aucun argument ne semble ébranler les convictions. Quant à la raréfaction des ressources du sous-sol, lesquelles constituent la base matérielle des trois-quarts de nos richesses, nulle trace dans le Grenelle qui ignore ainsi ce qu'est un pic de production, une déplétion géologique, un coût économique d'extraction.

Dès le départ, le jeu du Grenelle était biaisé. En occultant ces trois thématiques, le gouvernement n'a pas saisi leur portée. Il a mis de côté la question éthique et sanitaire du franchissement de la barrière des espèces et de la contamination transgénique irréversible. Il s'est dérobé face aux enjeux de sécurité collective issus du nucléaire. Il est resté aveugle à la finitude des ressources du sous-sol. « Tout le monde est écolo maintenant » ? Pas au gouvernement en tout cas.

Lente décomposition progressive du Grenelle

Le projet de loi de mise en œuvre du Grenelle de l'environnement a subi un enchaînement de trahisons multiples au fil des lectures du texte à l'Assemblée et au Sénat. Nous nous trouvons désormais face à un texte faible, rempli d'erreurs environnementales graves. Au fil des amendements, chacun est venu greffé sa ligne TGV, son autoroute, son exception. Certains ont voulu défendre les agro carburants, les pesticides, les incinérateurs, le chauffage électrique. Mis bout à bout, ces éléments sont-ils cohérents avec une société écologique ? Toutes ces concessions accumulées nous promettent des effets destructeurs et fatals à l'esprit initial du Grenelle.

Suite à la 2ème lecture d'un texte d'orientation sans mise en œuvre concrète de ses mesures, nous pouvons dire que cette lenteur est symptomatique de l'état d'esprit du gouvernement : la question écologique est reléguée au second plan. Au vu des discussions ayant eu lieu en commission des Affaires économiques à l'Assemblée, et aux vues des amendements qui y furent adoptés, il y a de fortes raisons de s'inquiéter.

Un Grenelle mensonger : ce que le gouvernement a laissé passer d'inacceptable

L'amendement Ollier, à l'article 4, sur la modulation du seuil énergétique des bâtiments est maintenu. Cette autorisation est une porte ouverte au chauffage électrique, source de gaspillage et de pollution. Aujourd'hui, ce sont plus de 300.000 familles qui sollicitent une aide sociale pour régler leur facture d'énergie. Le chauffage électrique est à la fois une calamité sociale, écologique et économique. Il est également une aberration thermodynamique.
L'achèvement des projets d'autoroutes en cours est toujours prévu. A l'issue des tables rondes du Grenelle, il avait été pourtant question du gel des constructions, avec, à la clef, un moratoire sur les autoroutes. On peut déplorer l'archaïsme qui a guidé ce maintien des autoroutes, alors que l'on prône les mobilités alternatives, les transports en commun. Un nouvel amendement introduit en commission dispose que les petites éoliennes de moins de 36 kw de puissance doivent être soumises aux Plans régionaux d'énergie renouvelables. Cette disposition d'apparence anodine revient à complexifier l'installation de petites éoliennes individuelles. Que le gouvernement ait laissé passer un amendement de cette nature est un signe supplémentaire de son engagement craintif dans une véritable transition énergétique.

L'amendement introduit au Sénat par le sénateur Daniel Soulage est très inquiétant. Il consiste à exonérer des réductions de pesticides les cultures dites mineures. Cette expression « culture mineure » est floue et n'a pas de définition normative claire. Chaque exploitant peut donc la tourner à son avantage s'il souhaite se dispenser des mesures de diminution dans l'usage des phytosanitaires, notamment dans le secteur fruits et légumes. A propos d'agriculture, 25% des émissions françaises de gaz à effet de serre sont absentes du Grenelle : le méthane et le protoxyde d'azote.

Un dernier exemple ? Un amendement de Michel Raison et de ses amis UMP rompt délibérément l'équilibre des parties prenantes du Grenelle initial en introduisant dans le Comité de suivi une nouvelle « partie prenante » : les chambres consulaires ! Les Chambres de Commerce et d'Industrie, les Chambres d'Agriculture, les Chambres des Métiers et de l'Artisanat.

Ces quelques éléments ne sont bien sûr par les seuls à poser des problèmes. Mais ils sont représentatifs des erreurs accumulées lors des discussions. Le Grenelle ne serait-il plus qu'une étiquette d'affichage, une caution écologique dans le programme gouvernemental ? Trop d'entraves à l'intégrité écologique ont été commises. Nous nous sommes abstenus lors du vote solennel. Les députés des groupes UMP, Nouveau Centre et Socialiste, ont en revanche voté favorablement au texte. Tout le monde n'est pas encore écolo sur les bancs de l'Hémicycle.

Yves COCHET
Mathématicien, ancien Ministre de l'Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris.
Par Magali Braconnot
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Mercredi 8 juillet 2009
  « Home », un mauvais jour pour l’écologie

jeudi 25 juin 2009, par Paul Ariès

Le film Home de Yann Arthus-Bertrand est un très mauvais coup contre l’écologie politique, c’est-à-dire contre une écologie de rupture avec le capitalisme et tout productivisme. Son auteur est le chantre des mascarades vertes : ex-photographe du Paris-Dakar à l’époque où cette course était le symbole du néocolonialisme (la domination des uns sur les autres et de tous sur la planète), il n’est certes pas crédible en tant qu’individu, mais il aurait cependant pu faire un bon travail, un film pédagogique. Ce n’est pas le cas : si le constat est juste, le diagnostic est faux et les solutions sont mauvaises. Ce film est donc dangereux politiquement. Tout d’abord, la beauté des paysages masque la laideur des thèses, mais aussi la part du non-dit. Cette esthétique est en effet un choix idéologique et politique contestable. C’est celui d’une nature sauvage qui serait polluée par les humains – conception nord-américaine de l’écologie –, où ils apparaissent comme « en trop ». L’écologie européenne est née de la critique de l’aliénation, de l’exigence notamment de conditions de travail et d’existence qui assurent une vie plus belle. Ces paysages splendides n’évoquent rien pour l’immense majorité des humains et ne peuvent donc que renforcer un sentiment d’impuissance et de culpabilité. Il faut être riche pour voir cette nature-là : les pauvres n’y accèdent jamais. Arthus-Bertrand reprend la représentation de Dame nature alors qu’il faudrait justement la combattre. Nous ne devons ni dominer ni être dominés par la nature mais l’accompagner, comme le montrent merveilleusement les laboratoires du futur du jardinier Gilles Clément. Ensuite, Arthus-Bertrand montre que les lois qui valent pour la société seraient ces lois naturelles couplées aux lois économiques, bref tout autre chose que des lois politiques au service des plus petits.

Les films de Jean-Michel Carré (J’ai mal au travail) ou ceux de Marie-Monique Robin (Monsanto) ont fait un autre choix : celui de l’intelligence collective, d’une interpellation qui permette aux spectateurs de (re)devenir des citoyens agissant pour leur émancipation. Arthus-Bertrand évacue la responsabilité du système, celle des logiques économiques et politiques dominantes. Le saccage de la planète serait la faute à pas de chance… Ah, si nous n’avions pas découvert le pétrole ! Ce parti pris esthétique exonère totalement les grandes firmes responsables de l’exploitation et de la domination des humains, mais aussi de la destruction de la planète. Le cas Pinault est exemplaire : première fortune européenne (il finance le film), symbole de ces riches qui saccagent la planète, il est métamorphosé par le réalisateur en superhéros vert, en champion de l’écologie, d’une nouvelle « croissance verte ». Ce film n’ouvre enfin aucune perspective sinon celle de culpabiliser plus encore les pauvres propriétaires de vieux logements, de vieilles voitures, beaucoup moins « écolos » que ceux des riches… Ce film ne nous dit rien sur la nécessité de faire décroître les inégalités pour sauver la planète. Ni sur le fait qu’il faudrait assurer à chacun les moyens de vivre frugalement et dignement, c’est-à-dire partager tout autrement un autre gâteau beaucoup plus comestible socialement et écologiquement. Ce film ne dit pas non plus (et pour cause) qu’il faudrait démanteler les sociétés transnationales responsables de la faillite planétaire, il ne souffle pas un mot des dangers de la techno-science. Il ne dit (surtout) pas qu’il faudrait détruire l’appareil publicitaire responsable de ces modes de vie destructeurs.

Arthus-Bertrand signe un film symbole même de l’impérialisme culturel nouveau, celui du « capitalisme vert » avec son projet d’adapter la planète, les humains et l’écologie aux besoins du productivisme. Ce film recycle tous les poncifs d’une écologie de marché avec le principe des droits à polluer, avec le mécanisme de compensation (je pollue, mais je paie…), à l’instar des vieilles indulgences. Il pollue l’écologie en y important les thèses des écologistes de marché, il participe de cette idéologie qui veut enseigner aux pauvres à se serrer la ceinture. Ne faut-il pas leur faire payer la crise écologique comme ils paient déjà la crise financière ? Ce film lave plus vert le capitalisme et le productivisme : il prépare de mauvais jours.

Paul Ariès est politologue, directeur du Sarkophage*.
Le Sarkophage est le journal des gauches antiproductivistes et des écologistes antilibéraux.  Paul Ariès est également l’auteur d’Apprendre à faire le vide (Milan).
Par Magali Braconnot
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Dimanche 14 juin 2009

L'AVF écrit à Borloo

Communiqué de Presse de l'Association Végétarienne de France
Pour diffusion immédiate :  le 23 mars 2009
Contact : André Méry (Président) - Alice Rallier (porte-parole) 

LAISSEZ-NOUS PRENDRE UN BAIN !


Pour économiser l’eau, mieux vaut renoncer à manger de la viande qu’à prendre des bains…

Alors que se déroule du 16 au 22 mars le 5ème Forum mondial de l’eau à Istanbul, nous sommes « abreuvés » de conseils pour réduire notre consommation d’eau, « la source de la sécurité alimentaire de notre planète », ainsi que la dénommait Jacques Diouf, Directeur Général de la FAO, en 2003.

Derniers en date, ceux de M. Borloo, qui nous apprend dans le Cahier spécial du Monde du 18 mars, qu’un geste simple est de « privilégier les douches aux bains ».
Certes, M. Borloo, et un geste encore plus simple est de ne pas se laver du tout, n’est-ce pas ?

Soyons sérieux ! La consommation d’eau des ménages est ridicule par rapport à ce que coûte l’agriculture et particulièrement les productions animales.

En France, l’empreinte écologique des usages domestiques de l’eau est 12 à 13 fois plus faible que celle des usages agricoles.

En termes énergétiques, produire 1000 kcal requiert 8 fois plus d’eau pour une alimentation basée sur les produits animaux que pour une alimentation végétale !

Nous demandons à ce qu’on cesse de nous « bassiner » avec des « gestes simples » totalement inefficaces et que l’on regarde en fin la réalité en face : la meilleure façon d’économiser de l’eau, c’est de « végétaliser » son alimentation, le plus possible.

Étant donné ce qu’est l’alimentation « à la française », une personne qui passe 1 journée au 100 % végétal économise ce jour-là plus de 5000 L d’eau, ce qui lui laisse largement le plaisir de prendre un bain de 150 L.

M. Borloo, au lieu de culpabiliser les citoyens, faites preuve de responsabilité, devenez végétarien, et laissez-nous prendre un bain !

En tant que Ministre de l’écologie, vous pourriez tout de même savoir que produire un kilo de boeuf ou de veau nécessite près de 50 fois plus d'eau potable que produire un kilo de fruits, légumes, céréales ou soja (et par ailleurs engendre de 25 à 75 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre…)

Lors du 3ème Forum Mondial sur l’eau (Japon, mars 2003), une plaquette destinée aux participants présentait des exemples de menus dont le coût était exprimé en litres d’eau :

- Coût du menu européen classique (carné) : 12 030 L.
- Coût du menu végétarien (même pas végétalien) : 5 370 L. soit une économie d’eau de 70 %

par rapport au menu carné !

Que l’on revienne, 6 ans après, avec les mêmes poncifs sur les bains, les chasses d’eau, et autres fermetures de robinet lorsqu’on se lave les dents signe un constat d’ignorance ou d’incompétence. Nous demandons un peu plus de sérieux de la part de nos responsables lorsqu’ils s’adressent au public.

Par Magali Braconnot
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Jeudi 6 novembre 2008
Que Choisir
31/10/08

Monsanto

Mensonge publicitaire


En janvier 2007, deux responsables de Monsanto étaient condamnés pour publicité mensongère. La firme avait vanté la biodégradabilité du Round Up, alors que la toxicité du principe actif de ce désherbant est reconnue. La condamnation a été confirmée en appel.



Quinze mille euros d'amende pour deux anciens responsables de Monsanto Agriculture France : la cour d'appel de Lyon n'a pas modifié d'un iota la sanction prononcée en première instance, en janvier 2007, contre la branche française du géant de l'agrochimie. Sans ambiguïté, les juges ont donc confirmé que la campagne en faveur du Round Up, diffusée en 2000 dans plusieurs magazines, était mensongère. Attaquée notamment par l'association Eau et rivières de Bretagne, la publicité en question présentait l'herbicide vedette comme « biodégradable » et « laissant le sol propre ». Or le glyphosate, principe actif du Round Up, est très nocif pour l'environnement. Dans ce cas précis, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avait relevé en 2001 que sa vitesse de décomposition dans la nature n'en faisait pas un produit biodégradable au sens légal du terme.

Les personnes condamnées n'ont pas fait savoir si elles avaient l'intention de se pourvoir en cassation. Mais quoi qu'il arrive, Monsanto n'en a pas terminé avec la justice. L'ex-président de Monsanto France s'est en effet vu signifier, en mai dernier, son renvoi devant le tribunal correctionnel de Nanterre. Il s'agit, là encore, de publicité mensongère : des spots télévisés pour le Round Up diffusés en 2002 omettaient de distinguer le produit destiné aux particuliers de celui réservé à l'agriculture, plus dangereux pour l'environnement. Toutes ces procédures n'empêchent pas Monsanto de continuer à communiquer abondamment sur son désherbant vedette, afin de conserver un marché plutôt juteux. Au printemps dernier, l'industriel s'est offert plusieurs pages dans des quotidiens pour « démêler le vrai du faux » concernant le désherbage, et réhabiliter le Round Up.



Anne-Sophie Stamane
Par Magali Braconnot
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Jeudi 4 septembre 2008
Eco-Terre : Alerte aux pesticides dans les aliments !

Sur le sujet, voir aussi le lien : http://www.aujardin.info/actualite/200611-objectif-zero-pesticide.php

"Objectif zéro pesticide dans nos villes et villages"

 Liberation.fr - 1er septembre 08

De nouveaux seuils européens doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national. Ce qui va entraîner une augmentation «spectaculaire» des pesticides autorisés dans les aliments, accusent des ONG.

Bruxelles menace-t-elle la santé des enfants européens avec des pommes ou du raisin aux pesticides? C'est ce qu'affirment plusieurs ONG qui dénoncent de nouvelles normes européennes en matière de résidus chimiques dans les aliments, qui entrent en vigueur ce lundi.
«La Commission européenne nous entraîne vers une contamination toujours plus importante de plus en plus de pesticides dans les aliments. Les enfants devraient pouvoir manger autant de fruits et de légumes qu'ils le souhaitent et ce sans risque», alerte Ulrike Kallee, experte en produits chimiques pour Greenpeace.
En cause, un règlement européen qui fixe à partir du 1er septembre de nouveaux plafonds autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments.
Ces nouveaux seuils, qui harmonisent les normes européennes en la matière, doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national. Mais ce règlement a en fait pour effet d'entraîner une augmentation «spectaculaire» des limites existantes, selon les ONG.

349 pesticides différents, selon les ONG

Selon une analyse conjointe de Greenpeace et de l'ONG environnementale autrichienne Global 2000, «plusieurs centaines de limites maximales en résidus (LMR) deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs», et ce «au regard même des normes d'analyse et des méthodes d'analyses fixées par l'UE».
Au total, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE, indiquent les ONG.
Or, «pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes, explique Hans Muilerman, porte-parole de l'ONG néerlandaise Natuur en Milieu. Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés en étant exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants.»
Selon le rapport de Greenpeace et Global 2000, la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait en particulier désormais poser des risques pour la santé des enfants. «Pour un enfant pesant 16,5 kilos, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes», affirme le biochimiste Helmut Burtscher, cité par Global 2000.
Dans certains pays étudiés, comme l'Allemagne ou l'Autriche, le changement serait très préoccupant, selon ces associations.

«Une alimentation plus sûre», se défend la Commission

La Commission européenne a défendu vendredi ses nouvelles normes: «Dans plusieurs cas, l'UE a établi des limites maximales en résidus alors que les Etats membres n'en avaient pas, rendant notre alimentation plus sûre», déclare la Commission européenne dans un communiqué, soulignant que les nouvelles normes se basent sur des «données scientifiques».
«Nous ne sommes pas d'accord avec les critiques des ONG, parce que d'abord nous ne parlons pas des mêmes choses, précise Nathalie Charbonneau, porte-parole de la Commission européenne. Nous avons fait une analyse qui est beaucoup plus large que la leur». La Commission estime par ailleurs les ONG se sont appuyées sur des données «imprécises».
Néanmoins, «la Commission examinera toute étude qui lui sera soumise, indique-t-elle. S'il s'avère que l'une d'elle contient de nouvelles preuves scientifiques selon lesquelles les limites maximales en résidus ne garantiraient pas la sécurité alimentaire, la Commission demandera un avis à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).»
L'association Natur en Milieu et le réseau PAN Europe ont lancé en août une action en justice devant la Cour européenne de justice, soutenant que «le règlement est fondamentalement vicié et doit être revu d'urgence», selon PAN Europe.
La Commission doit maintenant fournir une copie de sa position dans les trois prochains mois à la Cour, précise PAN Europe. Celle-ci pourrait alors donner un avis début 2009.

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/348504.FR.php

En savoir plus sur les pesticides :

Pesticides, un scandale français de Fabrice Nicolino et Français Veillerette



Par Magali Braconnot
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Jeudi 22 mai 2008

Dès qu'il y a une occasion de donner son avis...il n'y a pas de raison de s'en priver !


Vous êtes consultés sur l'avenir de l'eau :

Du 15 avril au 15 octobre 2008, une grande consultation a lieu dans toute la France sur l'eau et les milieux aquatiques. Les citoyens de tous les états membres de l'Union Européenne seront également consultés.
En savoir plus sur la consultation

Sur quoi donner votre avis ?

chevronVous êtes invités à donner votre avis sur le projet de Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux, SDAGE, qui définit les objectifs que l'on se fixe pour l'état des milieux aquatiques, et sur le projet de Programme de mesures qui décrit les actions à mener pour atteindre les objectifs, notament sur le niveau d'ambition recherché et sur la pertinence des actions prévues.
En savoir plus sur le SDAGE et le Programme de Mesures

Pourquoi une consultation sur l'eau et les milieux aquatiques ?

L’eau, vous l’utilisez, vous la payez, et c’est grâce aux efforts de tous que nous pourrons la préserver. Or, elle est menacée par le développement des activités humaines : augmentation de la population, intensification de l'agriculture, développement urbain et industriel ....

Quelle est l'ambition pour l'eau ?

L’eau n’a pas de frontière. L’Union Européenne s’est dotée d’un nouveau cadre de travail unique et commun à tous les états : la Directive Cadre sur l’Eau, avec une ambition, atteindre un bon état des eaux dès 2015.

L'eau en France

La gestion de l’eau en France est organisée selon une logique de bassin versant. Il existe sept grands bassins hydrographiques sur lesquels les agences de l’eau, au nom des comités de bassin, agissent pour améliorer la gestion de l’eau et lutter contre sa pollution.

Par Magali Braconnot
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Mercredi 30 janvier 2008
undefined Depuis 15 ans, l'association KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles.


Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

       - 12.000 € pour le grainetier Baumaux

       - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin

Ce communiqué est consultable sur notre site

Association Kokopelli,
le Lien : http://www.kokopelli.asso.fr/index.html undefined

Par Magali Braconnot
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Vendredi 31 août 2007
bandeau-Grenelle-400.jpg WWF France et ECOFORUM,réalisent un
"inventaire citoyen"
des urgences environnementales
dans chaque département en France.

Nous souhaiterions avoir votre opinion. Pour participer, il vous suffit de répondre brièvement à la question :
« A votre avis, quelle est la principale urgence environnementale de votre département ? »
1 minute c'est le temps qu'il faut pour répondre à cette question.
Plus vous serez nombreux, plus notre poids sera important pour faire avancer les dossiers écologiques, protéger notre santé et notre planète.
Pour participer : <http://91.121.0.62/~ecoforum/grenelle/index.php>
Merci d'avance de votre participation !

WWF et ECOFORUM
Mail : 1minute@ecoforum.fr
www.ecoforum.fr <http://www.ecoforum.fr/>

Pour ma part, voilà mes réponses. Pas facile de ne donner qu'une priorité, j'en aurais des listes entières !

Urgence dans le département :
La gestion des déchets : pas d'incinérateur ! Mettre en place un politique de gestion écologique (valorisation, compostage, méthanisation...)


Urgence pour le pays :

L'énergie : sortir du nucléaire et développer les énergies renouvelables.

Urgence pour le monde :

L'eau : la préserver comme un bien commun de l'humanité, ne pas en faire une marchandise.
...j'aurais bien ajouté la souveraineté alimentaire, c'est à dire l'agriculture qui permet à chaque pays de vivre de sa production.

Bref, il s'agit une fois de plus de lutter contre la marchandisation du monde, des biens, des services...tout un programme politique à mettre en oeuvre localement et globalement !

Par Magali Braconnot
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Bonjour et bienvenue!















Parce que d'autres mondes sont possibles et nécessaires, il est urgent de proposer des alternatives à la marchandisation généralisée. Résister, lutter, proposer, agir ensemble pour des sociétés solidaires, féministes, écologistes, autogestionnaires, antiracistes !

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