Bonjour et bienvenue!















Parce que d'autres mondes sont possibles et nécessaires, il est urgent de proposer des alternatives à la marchandisation généralisée. Résister, lutter, proposer, agir ensemble pour des sociétés solidaires, féministes, écologistes, autogestionnaires, antiracistes !

Pour comprendre

Des documents qui proposent un éclairage sur :

L'économie
La démocratie
Le Féminisme
Le conflit Israël-Palestine
L'Altermondialisme
Le capitalisme 

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Dimanche 11 mai 2008

Pour que la proposition de loi cadre soit soumise au parlement, signez la pétition

" POUR UNE LOI–CADRE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES" !

 Si le 4 juin jour du dépôt à l'assemblée il n'y a pas au moins 15 000 signatures ce sera un échec
merci de relayer dans vos réseaux

Pour signer la pétition cliquer ici : http://orta.dynalias.org/petition-violences-femmes/~18da8605159dd1654846f49f~/petition-violence.clp



Par Magali Braconnot - Publié dans : Féminisme
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Mardi 29 avril 2008

POUR UN PRINTEMPS DES LUTTES,

DE LA RESISTANCE A L’ALTERNATIVE

Sur fond de restructurations, de démantèlement des services publics, et de difficultés croissantes à boucler les fins de mois, le mécontentement grandit. Les mobilisations pour les salaires se développent, des grèves et des débrayages touchent aussi bien le secteur privé que le secteur public. Des grèves ont eu lieu ces dernières semaines dans de nombreuses branches professionnelles, y compris dans notre département.

Au niveau européen, la colère du monde du travail s’est exprimée le 5 avril lors de l’euro-manifestation organisée par la CES à Ljubljana.

Le mouvement des lycéens et des personnels de l’Éducation Nationale prend une dimension majeure : son extension peut amener la population à rompre avec l’attentisme, en même temps qu’une génération lycéenne fait sa première expérience politico-sociale.

Les attaques multiples contre toutes les prestations sociales et la précarisation généralisée sont insupportables.

Nombreux sont les salarié-e-s qui attendent que les mécontentements se transforment en un mouvement d’ensemble qui mettrait un coup d’arrêt aux attaques généralisées contre les acquis sociaux

Parmi ces attaques, l’une des plus graves est la réduction du montant des retraites et l’allongement de la durée du travail à 41 ans, dans la continuité des attaques de Juppé-Fillon, et avec des critiques de forme… mais l’accord sur le fond des dirigeants du PS.

Faut-il rappeler que l’allongement de la durée du travail est une terrible régression sociale et qu’elle a été, dans les années trente, la marque de fabrique, dans le domaine du travail, du fascisme, du nazisme et du gouvernement de Vichy ?

La seule loi que ce gouvernement connaisse c’est le rapport de force.

Des dizaines de milliers de militant-e-s des syndicats sont sans conteste disponibles pour la lutte, mais la faiblesse de l’opposition parlementaire, et le peu d’entrain des confédérations syndicales à appeler ensemble à la mobilisation contre les attaques gouvernementales, favorisent l’émiettement des ripostes.

La crise alimentaire, les émeutes de la faim qui touchent les pays pauvres illustrent la barbarie du système capitaliste. Dans beaucoup de pays, la résistance se développe, du Vietnam à la Roumanie (Dacia). Travaillant ici, dans les conditions des pays ou la main d’œuvre est sous-payée, les sans-papiers relèvent la tête.

Pour construire une alternative, pour refuser l’avenir de travailleurs précarisés, consommateurs infantilisés, et citoyens passifs que veulent nous imposer la Droite et le MEDEF, il faudra lier toujours plus l’écologie, la justice sociale, la démocratie active, l’égalité des droits et la solidarité avec les peuples du Sud.

C’est ce lien entre les différents mouvements de contestation, les résistances et les pratiques alternatives qui fait la force du mouvement altermondialiste, c’est ce lien qui préfigure l’alternative de demain, c’est ce lien qui permettra de résister et de reconstruire un projet alternatif : un autre monde est possible, un autre monde est nécessaire !

Par Magali Braconnot - Publié dans : Luttes
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Jeudi 24 avril 2008
Les revenus des PDG battent tous les records en 2007
par Laurent Mauduit
Publié le 23/04/2008 sur Médiapart : http://www.mediapart.fr/


L'examen des 30 premiers «documents de référence» des grandes entreprises du CAC 40 l'atteste : les revenus des grands patrons ont atteint de nouveaux sommets historiques en 2007. En plus des salaires et des avantages divers, ce sont surtout les plus-values sur stock-options et, dans certains cas, les dividendes, qui ont véritablement explosé. Avec cette enquête, Mediapart publie un tableau qui récapitule l'ensemble des rémunérations de 43 dirigeants et détaille, dans un second article, les revenus du PDG le plus fortuné: «Bernard Arnault, le milliardaire boulimique».

«Nous avions tous le coeur qui se soulevait quand nous avons découvert les montants des rémunérations envisagés.» Laurence Parisot avait assurément trouvé le ton juste, dans les premiers jours du mois de juin 2006, pour commenter «l’affaire Zacharias», qui venait d’éclater. Sentant que le pays était choqué par les quelque 250 millions d’euros accordés au PDG déchu du groupe Vinci, comprenant un «golden parachute», des indemnités de retraites, une montagne de stock-options et quelques primes diverses, la présidente du Medef avait sans détour exprimé son indignation.

«Nous avions tous le coeur qui se soulevait... » Ces mots-là, Laurence Parisot pourrait aujourd’hui les prononcer de nouveau. Avec plus de force et de colère. Car la dérive qu’elle dénonçait alors – ou faisait mine de dénoncer – s’est encore accélérée. C’est le constat principal que l’on peut dresser à la lecture des premiers «documents de référence» (ou rapports annuels) publiés par les plus grands groupes français, ceux qui figurent dans l’indice vedette du CAC 40 : salaires fixes, salaires variables, bonus, avantages en nature, retraites dites "chapeau", stock-options, actions gratuites, "golden parachutes" – l’imagination a été au pouvoir en ce domaine. Les rémunérations totales octroyées aux principaux PDG et mandataires sociaux ont atteint en 2007 de nouveaux sommets. Alors que les revendications sur le pouvoir d’achat ne cessent de monter dans les entreprises, les
chiffres donnent le vertige.


Les rapports annuels ne sont pas encore tous disponibles : pour étudier les évolutions en cours, Mediapart n’a pu dépouiller que 30 d’entre eux, 10 autres n’ont pas encore été transmis à l’Autorité des marchés financiers, soit en retard, soit en raison d’exercice décalé. Même si la loi, depuis 2002, fait obligation aux entreprises de rendre publiques les rémunérations de leurs mandataires sociaux, cette obligation de transparence n’est parfois respectée que de mauvaise grâce : il faut beaucoup de patience pour parvenir à reconstituer la réalité précise des revenus globaux engrangés par les PDG.

Mais enfin, le fait est là, irréfutable : le tableau réalisé par Mediapart sur les revenus des PDG (que l’on peut télécharger ici : http://www.mediapart.fr/files/Revenus%20PDG.pdf ) montre que de nouveaux et formidables records ont encore été établis l’an passé.
Par Magali Braconnot - Publié dans : Coup de gueule
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Mercredi 16 avril 2008

 « Le service public est notre richesse : mobilisons-nous ! »,

Cet appel, signé par plus de 60 personnalités (universitaires, syndicalistes, militants associatifs, élus, écrivains,…) est rendu public ce jour à l'occasion d'une conférence de presse, en présence d'Anicet Le Pors (ancien ministre de la Fonction publique), de Patrick Pelloux (Association des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France), de Jean-Pierre Dubois (Ligue des droits de l’Homme), d'Aurélie Trouvé (ATTAC), de Gérard Aschiéri (FSU), de Jean-Marc Canon (CGT), d'Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), de Jean-Baptiste Prévost (Unef) .

Les signataires affirment :

« Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société. Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents. Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public. Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers »

Ils s’opposent résolument à la politique gouvernementale visant à remettre fondamentalement en cause la Fonction publique et le Service public, au travers notamment de la Révision Générale des Politiques Publiques.


Cet Appel, diffusé à compter du 15 avril et ouvert à la signature de toutes celles et ceux qui le souhaitent sur le site http://service-public-notre-richesse.fr/ sera suivi d’autres initiatives citoyennes.

Par Magali Braconnot - Publié dans : Services publics
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Samedi 12 avril 2008





Et bien oui, pour enrichir les riches, il faut appauvrir les pauvres.
Logique.
Incontestable.
C'est quand même pas compliqué.
On n'y peut rien, ce sont les lois économiques, la nécessaire mondialisation ultra-archi libérale.
Mais si vous êtes pauvre...vous pouvez pas comprendre...



Par Magali Braconnot - Publié dans : Anti Sarko
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Dimanche 6 avril 2008

 


3 semaines de grève et toujours le cynisme pour réponse…

(photo Martine A, merci !)

«FAIRE travailler plus… pour gagner plus » ?!!!

 

Alors que la direction ne veut rien entendre en ce qui concerne l’augmentation des salaires, les actionnaires apprennent une augmentation des dividendes de 20%.

 

En effet, tout va bien pour STMicro :

Source : http://www.st.com/stonline/press/news/year2008/fra/c2561cfra.htm

 

STMicroelectronics annonce son chiffre d’affaires et ses résultats pour le quatrième trimestre et l’exercice 2007

  • Au quatrième trimestre 2007, le chiffre d’affaires net s’est élevé à 2,74 milliards de dollars, en hausse de 6,9% par rapport au trimestre précédent, la marge brute a atteint 36,9% et le résultat par action avant charges ponctuelles et de restructurations s’est établi à 0,27 dollar après dilution.
  • Le chiffre d’affaires net de l’exercice 2007 atteint 10,0 milliards de dollars et le résultat net 698 millions de dollars avant charges ponctuelles et de restructurations.

Le « net operating cash flow » pour l’exercice 2007 a progressé de 26% pour atteindre 840 millions de dollars.

N’oublions pas que l’état est actionnaire de cette sympathique boite. Il s’agit donc d’une politique normale :

 

Pendant que la base trime, les actionnaires s’enrichissent !

C’est donc ça :

«FAIRE travailler plus… pour gagner plus » ?!!!

 

Personnellement je suis allée soutenir les grévistes avec des copains et j’ai collé cet autocollant partout :

 


 

Par Magali Braconnot - Publié dans : Luttes
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Dimanche 6 avril 2008

Spéculation et crises : ça suffit !

La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.

Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.

Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.

Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.

C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
- l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
- la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 48) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.

Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.

Signatures en ligne : http://www.stop-finance.org

ou à renvoyer à Attac France, 66-72 rue Marceau 93100 Montreuil-sous-Bois

Par Magali Braconnot - Publié dans : Pétitions
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Dimanche 6 avril 2008

Il veut être omniprésent dans les médias,
voilà un blog pour ne pas le décevoir.

Des dessins, des commentaires drôles et saignants sur l'actualité du président :
il n'en loupe pas une, ...ne le ratons pas non plus !
le lien :

http://sarkostique.over-blog.com

 


Par Magali Braconnot - Publié dans : Anti Sarko
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Dimanche 6 avril 2008
Rouge & Vert, le journal des Alternatifs a interrogé José Bové sur son actualité militante (le soutien à l'USTKE et la lutte contre les OGM). Nous sommes aussi revenus sur la présidentielle et les suites de cette campagne.


 Rouge & Vert : Tu es très impliqué dans le soutien aux militants de l'USTKE victimes de répressions policières et judiciaires en. Peux-tu revenir sur cette lutte ?

 José Bové : Je parlerais plutôt de Kanaky que de Nouvelle-Calédonie, car c'est bien le cadre d'action de l'USTKE, le seul syndicat indépendantiste et aussi le premier syndicat en terme de représentativité, très loin devant les autres, avec une implantation très forte dans le publique comme dans le privé. L'USTKE, à partir de sa réflexion syndicale, a décidé de favoriser l'émergence d'un nouveau parti politique, le Parti Travailliste (créé au mois de novembre dernier). Ces militants avaient soutenu notre campagne présidentielle*, se sont présentés aux législatives et aux municipales. Ils ont arraché des élus dans la totalité des communes et ils ont gagné une commune dans le Nord. Entre le syndicat, acteur social incontournable, et son parti, réellement indépendantiste, et qui bouscule les indépendantistes «institutionnels», l'USTKE devient vraiment le syndicat à abattre à la fois pour le MEDEF local et pour l'Etat français

R & V : Quelle est l'origine du conflit actuel ?
JB : Un licenciement abusif chez Véolia.Un chauffeur ramène la caisse de son bus un matin parce qu'il n'y avait personne la veille dans les bureaux à qui la remettre. Il est accusé de vol et licencié. Il y a négociation. Un protocole d'accord est signé en janvier 2007. Il n'est toujours pas appliqué aujourd'hui. En Novembre, les camarades de son entreprise se mettent en grève, soutenus par l'USTKE, et installent des piquets de grève. La tension monte et en Janvier 2008, à l'aube, les gendarmes et le GIPS (forces de police cagoulées, flash-balls et compagnie) encerclent puis chargent les militants présents. Des violences policières absolument invraisemblables ! Des gens tabassés à terre, attachés les uns sur les autres et entassé par 20 dans les fourgons de police. 50 arrestations et 15 personnes jugées en comparutions immédiates pour « attroupement armé » parce qu'ils ont jeté des cailloux ! Comme ils refusent la comparution immédiate, ils sont emprisonnés un mois A la mi-février le procès à lieu. Ils sont libérés à l'audience. En effet, on ne peut pas juger en comparution immédiate pour attroupement, car l'attroupement, et c'est une information importante pour un journal militant, est le dernier délit politique du code pénal. Il date de 1848 et a été renforcé en 1934, après les affrontements de la place de la concorde avec les cagoulards. Les délits politiques imposent automatiquement une enquête, et donc interdisent la comparution immédiate. On a donc obtenu leur libération.

R & V : Au même moment, il y avait le siège de l'USTKE...

J B : L'Etat a voulu abattre le syndicat en interpellant ces leaders, notamment son président Gérard Jodar et plusieurs vice-présidents, le jour même de la descente sur les piquets de grève. Dans les jours qui ont suivi, ils ont arrêté d'autres leaders du syndicat chez eux, à six heures du matin, en fracassant les portes, en renversant tout. Les responsables du syndicat, eux, se sont enfermés au siège du syndicat, immédiatement assiégé par la police et défendu par les militants. Pendant un mois, ils sont restés enfermés au siège du syndicat, avec tout le quartier bouclé. Fouilles systématiques, quartier sous surveillance, hélicoptères en position stationnaire plusieurs heures par jour. . . Bref un état de siège. Et le premier jour où les copains sont sortis du siège du syndicat, ça a été pour le procès. Ça a été une vraie gifle pour la justice coloniale : ils ont dû en même temps libérer les 15 inculpés et les personnes qu'ils traquaient sont venus sous leur nez au tribunal (ils ne pouvaient pas arrêter des personnes citées comme témoin se rendant au tribunal). Plus de 1000 syndicalistes ont fait le siège du tribunal jusqu'à notre sortie, à 21h. Ce moment de mobilisation très fort a permis de faire durer le mouvement. Malgré la répression, le piquet de grève est toujours sur place, avec une solidarité extraordinaire puisque les gens se relaient par branches.

R & V : Et aujourd'hui?

JB : Des procès sont en cours. Il y a une véritable volonté de casser le mouvement. On ne s'attend à aucune clémence du tribunal. Il y a eu une nouvelle convocation des responsables de l'USTKE. Ils ont été libérés après 12h de garde-à-vue grâce au siège du commissariat central de Nouméa que nous avions organisé. Huit salariés de l'entreprise du patron du MEDEF local qui avaient participés au rassemblement de soutien le jour du procès ont été licenciés pour absence injustifiée. L'USTKE est allée manifester devant le siège du MEDEF et, après une heure de stationnement pacifique, ils ont subi une intervention du GIPN cagoulé et armé pour les déloger. Nouvel accrochage. Il y a un durcissement des positions. Nous avons organisé une manifestation rue Oudinot, devant le ministère des colonies**. Nous avons été reçus par un représentant du ministre. Ils se sont engagés à inciter Véolia à ouvrir le dialogue. Parce qu'il faut trouver un débouché. De toute façon, (et c'est un peu la spécificité de l'USTKE), ils ne lâchent pas tant qu'ils n'ont pas gagné. Par exemple, pendant le dernier conflit dur, l'USTKE avait totalement bloqué pendant plus de six mois la fabrication du ciment sur l'île. À la fin du conflit, ils ont produit eux-mêmes le ciment et ils l'ont vendu pour payer les grévistes. C'est un vrai syndicalisme de combat.

R & V : Véolia est surtout implanté en France. Y a-t-il une mobilisation syndicale en métropole?

JB : Il y a une manifestation devant le siège de Véolia organisée par la CGT et SUD ainsi qu'un tractage à l'intérieur de l'entreprise, réalisé par FO. S'il n'y a pas d'évolution positive, cette mobilisation devra s'amplifier. On envisage un évènement festif et politique à Paris pour mettre cette question en avant. Il y a une véritable omerta en métropole sur ce qui se passe en Kanaky.

R & V : Changeons de sujet : tu es toujours très impliqué dans la lutte contre les OGM. La aussi, il y a une actualité.

 JB : Apres la grève de la faim de Janvier qui a débouché sur l'annonce de l'activation de la close de sauvegarde, on a bataillé tout le mois de février sur le cadre d'application de la clause, et pour éviter qu'elle ne soit torpillée par le ministère de l'Agriculture. La clause de sauvegarde a été déposée de manière cohérente, ce qui est important. Il y a aussi eu un décret interdisant la culture et la vente de semences sur le territoire français. Ça a été immédiatement attaqué sans succès devant le Conseil d'état par la FNSEA, sa section spécialisée, l'association Générale des Producteurs de Maïs et tous les semenciers en France (Monsanto, Pioneer, Syngenta et Limagrain). L'enjeu était de taille : si Conseil d'état avait cassé l'interdiction, les transgéniculteurs auraient pu semer cette année. On a maintenant la garantie quasi-certaine qu'il n'y aura pas d'OGM commerciaux de manière publique en France. Il y aura bien quelques crapules pour essayer de tricher, mais on va les surveiller. R & V : C'est une victoire importante ? JB : Très, parce que la France, avec 3 millions d'hectares, est le premier producteur de maïs en Europe. Que la France rejoigne l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche, la Hongrie, la Grèce, et j'en passe, voilà qui crée un sacré rapport de force au niveau européen ! Le phénomène d'entraînement pour les autres pays peut être très fort. Il y a actuellement une mobilisation dans ce sens-là en Roumanie et j'étais à une rencontre à côté de Bibao les 15 et 16 mars avec l'ensemble des mouvements paysans et écologistes de la péninsule Ibérique pour lancer un mouvement coordonné sur ces deux pays, pour demander l'application d'une clause de sauvegardes sur toute la péninsule Ibérique.

R & V : Il devrait aussi ne plus y avoir d'essais en plein champ.

JB : On sait que les firmes essaient toujours de mettre en place des essais pour tester de nouvelles variétés. On a mené la bagarre depuis le début sur ces essais, sur leur finalité non pas scientifique mais technique, en vue d'être inscrit au catalogue. Outre les raisons écologiques, c'est l'autre raison qui nous a poussé à mener la bataille : en empêchant ces essais, on empêche l'inscription de nouvelles variétés, et donc on attaque directement les firmes au porte-monnaie. C'est ce qui poussé Limagrain à arrêter tous leurs essais en Europe (ces deux dernières années, ils ont vu 70% de leurs essais détruits). Ils travailleront maintenant aux USA. Qu'ils partent donc, on ne les retiendra pas!

R & V : Et les pro-OGM?
JB : Aujourd'hui, on est confronté à l'esprit revanchard des pro-OGM qui se manifeste déjà au travers du débat qui a commencé au Sénat début mars sur la loi sur les OGM. Elle correspond à la directive européenne sur les OGM 2001-18, qui doit être traduit dans les droits nationaux de chaque pays depuis 2001! Elle passe à l'Assemblée Nationale les 1er et 2 avril, et repassera au Sénat fin avril. Alors que le Grenelle de l'environnement avait conclu qu'il fallait, outre la clause de sauvegarde et le moratoire, une loi sur la liberté de produire et consommer sans OGM. Or le lobby OGM, soutenu par la majorité UMP, a dénaturé au Sénat le contenu de la loi. C'est devenu une loi de dissémination et de coexistence, ce qui est très défavorable aux anti-OGM et en contradiction avec l'esprit du projet. Cela s'est conclu par un vote avec 30 voix d'écart, ce qui montre que même dans la majorité, il y a des gens qui sont très mal a l'aise. On va voir ce qui va se passer à l'Assemblée Nationale. Il est clair qu'on n'a pas fini cette bataille.

R & V : Encore un autre sujet : au moment de la présidentielle, tu as participé à l'ouverture d'une fenêtre politique pour un espace militant différent, à la foi altermondialiste, écolo, solidaire, féministe anti-raciste. Est-ce une parenthèse qui se referme dans ton parcours militant, ou y a-t-il pour toi un espace à faire perdurer et d'autres rendez-vous dans l'espace strictement politique ?

JB : Avec le recul, ça fait un an maintenant, je pense que ça a été une expérience très riche, très forte. Elle a mis beaucoup de gens en mouvement, plus même que je pouvais imaginer. On l'a revu d'ailleurs au moment des municipales : il y a beaucoup de gens qui s'étaient impliqués dans la présidentielle qu'on a retrouvée lors des municipales, dans des constructions ouvertes pour faire de la politique autrement. Des choses se sont passées qui à mon avis sont fortes. L'expérience des présidentielles a permis de montrer qu'il y avait un espace politique et qu'on était capable de relever le pari de présenter un candidat en dehors des logiques partidaires. Je n'ai pas été surpris du score dans ce contexte des logiques des gros partis, des logiques médiatiques, du temps court (on a fait une campagne de deux mois et demi alors que d'autres y étaient déjà depuis un an). On a ne pouvait s'attendre à un autre résultat en termes de voix. Cependant, on a touché et l'on a pu mobiliser des gens qui autrement ne se seraient jamais mobilisés. On a eu parmi nous beaucoup d'invisibles, et ces invisibles, on a pu les rendre visibles et leur donner la parole. Ça c'est important, c'est une chose qui s'inscrit dans la durée. Des gens qui n'étaient pas dans le débat politique se retrouvent aujourd'hui conseillers municipaux, en particulier dans certaines villes de banlieue. Il y a eu une prise de conscience qu'être dans les mouvements sociaux n'était pas forcément suffisant, qu'il y avait d'autres espaces possibles d'implication politique. Et ce phénomène n'a pas lieu que dans les grande villes. On trouve aussi en milieu rural, dans des départements où la présidentielle avait fait beaucoup bouger, des listes aux municipales qui ont fait des scores intéressants.

R & V : Et la suite ?

JB : Sur quoi ça peut déboucher aujourd'hui ? Je crois qu'il est nécessaire de continuer dans ce sens-là, dans cette logique d'ouverture, de débat, mais en même temps d'être vigilant sur ce qui se passe. On voit bien ce que la LCR veut faire, et qui n'apporte pas une véritable nouveauté, ni en termes de pratiques ni en termes de discours. J'aime bien Olivier Besancenot, mais son projet ne correspond pas à l'aspiration de ces nombreuses personnes qui veulent faire de la politique autrement, qui veulent que cette réalité citoyenne prenne le dessus. Nous sommes plutôt dans un processus lent (ça ne va pas se régler en quelques semaines ni quelques mois), mais qui porte en lui une vraie espérance. C'est quelque chose de long, parce que cela s'inscrit dans des réalités nationales et européennes, dans un contexte de bipolarisation. Les élections européennes sont, potentiellement, l'occasion de faire émerger, comme ça s'était fait en Midi-Pyrénées aux Régionales avec des listes ouvertes et pluralistes, un espace composé de l'éventail politique le plus large (pas en termes de consensus mou). Mais ça ne se fera pas un mois avant les Européennes. Il faudrait déjà y travailler aujourd'hui. D'autant que ceux qui auront créé de nouveaux partis voudront sans doute à cette occasion se compter.

Interview réalisée par MC

* Au premier tour de la présidentielle en Nouvelle-Calédonie, José Bové était arrivé en 4e position, derrière Sarkozy, Royal et Bayrou.
** Autrement appelé «secrétariat d'Etat chargé de l'outre-mer auprès du ministère de l'Intérieur, de l'outre-mer et des Collectivités Territoriales»
Par Magali Braconnot - Publié dans : Actualité
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Mardi 25 mars 2008
simiane2.jpg
Notre liste "Simaine avec vous" a obtenu 18% au second tour, nous obtenons 2 élus au conseil municipal. Je suis donc conseillère...et très heureuse de me lancer dans cette "aventure".


Mais le travail collectif et participatif de notre équipe ne s'arrête pas avec la fin des élections, bien au contraire !
Pour suivre nos actions :
le site de Simiane avec vous


Voilà la déclaration que j'ai lue lors du 1er conseil municipal, vendredi 21 mars.
On peut dire qu'elle a été très applaudie !
Si je lis ce texte c'est parce que je ne parle pas en mon nom. Cette déclaration est  le fruit d'un travail collectif : celui de l'équipe de Simiane avec vous. En tant qu'élue je me considère comme « porte parole » de mes colistiers et électeurs que je m'engage à représenter fidèlement.

 

  Monsieur le Maire, Mesdames et messieurs les conseillers municipaux, Mesdames , Messieurs , nous tenons tout d'abord à remercier celles et ceux qui ont choisi à plus de 18% de nous faire confiance.

Nous pensons avoir mené une campagne respectueuse de l’éthique.

Nous sommes heureux et fiers d'avoir défendu un programme ambitieux et de qualité pour notre village et ses habitants, dans une démarche d'écoute et de transparence.

 

Nous adressons nos félicitations à l'équipe majoritaire.

Pour la 1ère fois depuis 1995 les Simianaises et Simianais vous ont donné une majorité relative. Nous espérons que le message sera entendu et que dans un esprit démocratique vous prendrez en compte l’avis de celles et ceux qui ne sont pas issus de votre majorité. Nous représentons une partie significative des Simianaises et Simianais.

 

Néanmoins, au vu des résultats, nous ne proposerons aucun candidat, ni au poste de Maire, ni aux postes d'Adjoints.

Aussi, vous comprendrez notre abstention lors de ces votes.

 

Nous avons pu observer qu'un certain nombre de priorités de notre programme auxquelles vous vous êtes opposés dans le passé, figurent aujourd’hui dans le vôtre.

Nous ne pouvons que nous en réjouir et vous proposons de nous associer à la réalisation de ce que nous pouvons prétendre défendre en commun.

 

Dans cet état d'esprit, nous espérons que la réalisation du PLU engendrera plus qu'une simple concertation de votre part. Nous attendons de vous la création d’une commission extra municipale et nous demandons un vrai débat public permettant la prise en compte de ce que souhaitent les Simianaises et Simianais pour leur avenir.

 

Pour ce prochain mandat, nous refusons d’être étiquetés « majorité » ou « opposition », nous nous situons comme une liste citoyenne de gauche.

Nos votes seront guidés par notre conception de l'intérêt général.

Nous veillerons à la réalisation des engagements pris et dénoncerons publiquement le moindre renoncement. Nous exigerons aussi que nos valeurs de transparence et de respect des Simianais et de leurs représentants soient mises en application.

Nous souhaitons également que les conseils municipaux soient annoncés bien avant le délai réglementaire de 5 jours, afin de pouvoir les préparer avec tout le sérieux et la conscience que nous y mettrons, mais aussi pour permettre à un maximum de Simianais d’y assister. A cet effet, nous demandons que les séances des Conseils Municipaux se déroulent dans une salle en capacité de recevoir un plus large public.

 

Par respect des  53 % de Simianais qui vous ont privés d’une majorité absolue, nous vous demandons de nous donner des moyens de communication afin de nous permettre d'exercer dignement notre mandat et de rendre compte de l'activité municipale, en nous attribuant notamment une salle digne de ce nom .

 

Nous espérons que nous pourrons travailler ensemble dans le respect de nos différences dans un état d'esprit constructif, pour notre part, nous nous y efforcerons.

Par Magali Braconnot - Publié dans : Municipales 2008
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