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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 23:27
Pourquoi les riches...

A lire absolument, avec ses enfants, le livre généralissime :

"Pourquoi les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?"

de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon

"Parce qu'il n'est jamais trop tôt pour questionner la société et ses inégalités, les sociologues Monique et Michel Pinçon-Charlot, passés maîtres dans l'art de décortiquer les mécanismes de la domination sociale, s'adressent pour la première fois aux enfants à partir de 10 ans. Avec clarté et pédagogie, ils leur expliquent les mécanismes et les enjeux du monde social dans lequel ils vont grandir et devenir adulte."

Published by Magali Braconnot
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 23:15
La violence des riches

Le magnifique travail de ces célèbres sociologues de la grande bourgeoisie nous permet d'y voir plus clair… et d'alimenter notre colère ! Comprendre pour résister et agir.

Entretien avec Monique et Michel Pinçon-Charlot, autour de leur livre «La violence des riches - Chronique d'une immense casse sociale» (Editions Zones - La Découverte 2013).

cliquer ici pour voir la vidéo

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 22:58
Sous le choc, et peur de la suite, des idioties que certains politiques vont dire...

Sous le choc, et peur de la suite, des idioties que certains politiques vont dire...

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 14:22
La pauvreté progresse et les riches s'entrichissent...

"Les pauvres décrochent", à lire dans e le hors série d'Alternative économique d'octobre 2014.

Je me demande seulement comment on arrive encore à faire le gros dos.

On prend des coups, chaque jour un peu plus, on se moque de nous de plus en plus clairement, on nous ment sciemment, on nous criminalise dès qu'on se mobilise, merci pour tout Monsieur Hollande..., à quand la révolte massive et concrète ?

Louis Maurin
Alternatives Economiques Hors-série n° 102 - octobre 2014

"Depuis 2008, les inégalités ne sont plus seulement tirées par le haut : les moins favorisés voient leur niveau de vie baisser. Un changement historique.

Moins 400 euros par an pour les 10 % les plus pauvres, 1 800 euros supplémentaires pour les 10 % les plus riches.
Depuis 2008, le fossé se creuse entre une France modeste dont le niveau de vie se dégrade et une France privilégiée qui continue à s'enrichir.
Et encore, ces données s'arrêtent à 2011 : depuis, les écarts se sont encore accentués.
Cette hausse des inégalités de revenus est liée à l'amélioration de la condition d'une poignée d'ultrariches, qui ont rapidement retrouvé la santé après le krach boursier de 2008.
Certes, les cours de la Bourse ont été divisés par deux entre juillet 2007 et mars 2009, tandis que les entreprises ont vu leur rentabilité s'éroder sérieusement."

A suivre dans le journal !

Published by Magali Braconnot - dans Actualité
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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 13:23

Laissez-nous faire!


Dans le monde entier, le prétendu développement prive les peuples indigènes de leurs terres, de leur autonomie et de leur dignité pour finalement les faire tomber dans le dénuement le plus complet.

Regardez ce petit dessin animé satirique d'Oren Ginzburg, auquel l'acteur britannique David Mitchell prête sa voix (sous-titrée en français) pour raconter comment les peuples indigènes sont détruits au nom du 'développement'.

 

En savoir plus : Survivlal

 

  Voir la vidéo : http://www.survivalfrance.org/laissez-nous-faire

 

  Survival.jpg

Published by Magali Braconnot - dans International
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 12:58
 tafta-non-au-traitc3a9-transatlantique-10.jpgChacun doit s’emparer du texte du mandat de négociation et se mobiliser pour exiger le retrait de la France de ce projet de Grand Marché Transatlantique (GMT) ou TAFTA. »
Dans l’esprit des philosophes des Lumières et des conquêtes démocratiques qui vont de 1789 à la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, s’est peu à peu mis en place, dans la partie occidentale de l’Europe, un modèle de société. Un modèle, certes inachevé, mais qui a connu de grandes avancées tendant vers la réalisation de l’accès pour tous à la santé, à l’éducation, à la culture, au logement, à l’eau, à l’énergie, aux transports, au travail.
Depuis une trentaine d’années, des accords, négociés par les gouvernements successifs, tant au niveau européen qu’au niveau mondial, ont entrepris de remettre en cause ces avancées. Les traités européens, les accords de l’OMC, les choix du FMI ont tous eu pour finalité de subordonner les droits fondamentaux des peuples au commerce, à l’économie et à la finance. La concurrence de tous contre tous, érigée en norme de vie en commun, est l’œuvre de tous les décideurs politiques au pouvoir depuis plus de trente ans.
Une ultime étape dans la destruction finale de ce modèle de société est sur le point d’être franchie. Avec le soutien de tous les gouvernements de l’Union européenne, une grande négociation est menée depuis le 8 juillet par la Commission européenne avec les USA. Le mandat de négociation : il s’agit de confier la définition des règles au secteur privé en lui donnant la capacité de remettre en cause nos législations et réglementations dans tous les domaines où les firmes privées considéreront que ces normes constituent une entrave à leurs profits : normes salariales, sociales, sanitaires, alimentaires, environnementales, …

Pour en savoir plus : cliquer ici

 

Pour comprendre, quelques réponses de Raoul Marc Jennar :

source : http://www.jennar.fr


Quelques réponses à des questions en marge du GMT

1. Etes-vous opposé au libre-échange ?

Oui, je suis opposé au libre-échange tel qu’il se conçoit et se pratique aujourd’hui. Du fait des accords de l’OMC, le principe de libre concurrence prime sur tout. Sur la santé, sur les normes sociales, sanitaires, alimentaires, environnementales qui sont considérées comme des obstacles à la concurrence. Il remet en question des avancées sociales comme les services publics dont la finalité est de rendre accessible à tous un certain nombre de droits : santé, éducation, culture, logement,…

J’y suis opposé car aujourd’hui ce qui domine, c’est le dumping social, fiscal et écologique.

Je suis favorable à l’échange, mais un échange équitable, donc encadré, soumis au respect de valeurs qui sont à mes yeux plus importantes que la concurrence et qu’on retrouve dans les articles 22 à 27 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

2. Qu’est-ce qui vous choque le plus dans le projet de mandat ?

D’abord, le fait que les gouvernements donnent leur feu vert à une telle négociation sans même avoir consulté leur parlement et encore moins leur peuple. Aucun gouvernement n’a été mandaté pour négocier de tels bouleversements dans nos modes de vie.

Ensuite, ce qui me choque, ce sont les risques que cette négociation fait prendre à nos conceptions de la vie en société, au rôle de l’Etat, à l’existence des services publics, au droit fondamental de tous à l’accès à la santé, à l’éducation, au logement, au travail, à l’énergie et à l’eau, aux transports, à la culture et que ce droit soit désormais réservé aux seuls qui peuvent se les payer. On ne marchandise pas les biens communs de l’humanité.

Enfin, je suis révolté par l’idée qu’on puisse organiser le transfert de la souveraineté populaire vers les firmes privées. Si l’accord final reprend les termes du mandat conféré par les 28 gouvernements, si on enlève aux juridictions officielles le pouvoir de juger des conflits entre firmes privées et pouvoirs publics, on sera passé de « tous les pouvoirs émanent du peuple » à « tous les pouvoirs émanent des firmes privées .»

3. Qui va profiter le plus d’un tel accord ?

Les firmes privées et surtout les multinationales. Toutes les multinationales. Les américaines, bien évidemment, mais aussi les européennes.  En France, les firmes du CAC 40, qui pratiquement toutes, ont d’ailleurs un siège aux USA. Car le grand vainqueur de cette négociation, cela ne fait aucun doute, ce sera le gouvernement des USA. Cela fait d’autant moins de doute que l’ultra-libérale Commission européenne poursuit les mêmes objectifs que le gouvernement US.

Qu’il s’agisse de l’agriculture dont le grand bénéficiaire sera l’agro-business américain ou de  la compatibilité entre les normes sociales, sanitaires, phytosanitaires, alimentaires, environnementales ou techniques, qui sont dans presque tous les cas plus faibles aux USA qu’en Europe, ce sera tout profit pour les firmes américaines.

En outre, il ne faut pas se cacher que les USA honorent rarement leurs engagements quand leurs intérêts sont en cause. La signature américaine n’est pas une garantie, comme on le voit dans le cadre de l’accord de libre échange entre le Canada, les USA et le Mexique ou tout récemment dans le cadre de l’accord de libre-échange Corée du Sud-USA.

4. Quels seront les grands perdants d’un tel accord ?

Tout d’abord les peuples. Les peuples d’Europe et aussi le peuple américain. Car l’harmonisation des normes va en fait être une réduction au plus petit dénominateur commun et non un alignement sur les normes les plus élevées. Et donc tous les peuples en pâtiront. Sans nul doute, les peuples européens seront davantage les grands perdants puisque que ce sont eux qui verront leurs normes sociales, sanitaires et environnementales diminuer.

Ensuite, les grands perdants seront ceux qui font la vitalité,  la richesse et la durabilité de notre vie économique : les artisans, les petits agriculteurs,  les petits producteurs, les petites et moyennes entreprises qui vont être broyées par la concurrence américaine.

Enfin, la grande victime, c’est l’idée d’une Europe européenne fondée sur un modèle social original où les pouvoirs publics ont une fonction de régulation et de redistribution. Les 28 Etats européens sont en passe de devenir 28 colonies des USA.

5. Pourquoi nos gouvernements soutiennent-ils un tel projet ?

Depuis 1945, et ce fut confirmé après la chute du Mur de Berlin qui pourtant signifiait la fin de la guerre froide et de la division du monde en deux blocs, nos gouvernements ont fait le choix d’un partenaire privilégié : les USA.

Je respecte le peuple américain. Et je n’oublie pas le prix qu’il a payé, comme le peuple russe, pour que nous retrouvions la liberté en 1944-1945.

Le peuple américain fait ses choix. Et c’est son droit. Mais ces choix sont les siens. Pas les nôtres. Les valeurs sur lesquelles il fait ses choix sont les siennes. Pas les nôtres. Et ce n’est pas faire de l’anti-américanisme que de vouloir être maîtres de nos choix fondés sur nos propres valeurs.

Mais ce que je viens d’exprimer n’est pas la ligne de conduite de nos gouvernements. Ils ont fait un choix géopolitique sur lequel les peuples n’ont jamais été invités à se prononcer.

Et ce choix en induit un autre : celui de l’adhésion à une conception de la société où c’est l’économie qui dirige, pas le peuple. On est loin de la formule du général de Gaulle quand il disait que « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille », c’est-à-dire à la bourse. Le choix de l’alignement sur les USA explique pour une bonne part l’abandon par le PS de l’idéal socialiste tel qui fut défini par Jean Jaurès.

Et, plus fondamentalement, la professionnalisation de la politique explique qu’aujourd’hui la grande majorité des élus ne veulent plus exercer le pouvoir, ils se contentent de l’occuper. Exercer le pouvoir, c’est faire des choix. Ce qui réclame du courage et de la persévérance. Il est plus aisé d’occuper le pouvoir et de se laisser porter dans le sillage de ceux qui décident à votre place.

6. N’était-ce pas la mission de l’Union européenne de veiller à l’intérêt général des peuples qu’elle rassemble ?

Certes oui, sur le papier. Mais nous savons que le projet d’union des peuples d’Europe tel qu’il a été conçu au départ l’a été par des hommes de droite – Jean Monnet, Robert Schuman – qui agissaient pratiquement pour le compte des USA. Et que l’orientation très libérale, au sens économique du mot, de l’intégration européenne est inscrite dans les textes fondateurs de la CECA, puis du Marché commun.

Le tournant qu’a donné Jacques Delors en 1986 avec l’Acte unique européen, puis en 1992 avec le traité de Maastricht a confirmé et amplifié cette orientation.  Et le projet de grand marché transatlantique apparaît comme un aboutissement du processus entamé en 1957.

C’est pourquoi l’opposition à ce projet s’inscrit naturellement dans une volonté de rompre avec cette manière d’unir les peuples d’Europe qui, en fait, par l’instauration  de la concurrence de tous contre tous, les dresse les uns contre les autres et ressuscite le plus abominable des nationalismes. Refuser le grand marché transatlantique, c’est vouloir la rupture avec l’Union européenne et la reconstruction d’une Europe fondée sur ce principe incontournable : la souveraineté populaire.

Published by Magali Braconnot - dans Europe
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 10:44

 

8542329860_487b379328.jpgAppel pour un 8 mars féministe et syndical


Les luttes des femmes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l'égalité entre les femmes et les hommes. Mais aujourd’hui cette égalité est loin d’être effective dans une société qui reste encore dominée par le système patriarcal. Certains droits se trouvent même remis en cause, notamment du fait des politiques d’austérité. La montée de l’extrême- droite et des extrémismes religieux constitue un danger supplémentaire de régression pour les femmes.

La journée du 8 mars, qui célèbre l’histoire de ces luttes, est plus qu’un symbole. C’est la journée internationale de luttes pour les droits des femmes du monde entier. Ce n’est pas la journée de « la » femme, comme les médias se complaisent à le répéter. Il n’y a pas une femme, mais des femmes, toutes différentes, qui luttent jour après jour, année après année. Nous refusons la ré- cupération de cette journée à des fins commerciales, avec des messages publicitaires proposant de la « fêter » par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail... sans doute pour mieux faire oublier, le reste de l’année, l’ampleur des inégalités qui restent à combattre. Les femmes sont touchées par les inégalités de salaire et de retraite, par le temps partiel subi, la pré- carité, elles sont majoritairement en charge des tâches domestiques et familiales, minoritaires dans les postes de responsabilité politique ou économique. Elles sont trop souvent victimes de multiples formes de violences : viols, violences conjugales, agressions racistes de femmes im- migrées, violences sexistes au travail, lesbophobie, prostitution...

Le 8 mars ne doit pas être une journée sans lendemain. Plus que jamais, il doit s’inscrire dans une dynamique de mobilisations, de luttes et de revendications des femmes, ici et partout dans le monde, pour faire reculer le système patriarcal et obtenir l’égalité, aussi bien au travail, dans la famille que dans la société toute entière !

Il s’agit donc de faire du 8 mars une journée de mobilisation avec toutes les formes d’action permettant aux femmes de s’y impliquer : manifestations, rassemblements festifs, actions symboliques, et des actions de grèves lorsque c’est possible.

Des actions contre les inégalités au sein de la famille (travail domestique, prise en charge de l’éducation, des soins aux enfants et aux proches,...).
Des actions solidaires avec toutes les femmes victimes de violences sexistes et lesbophobes. Des actions solidaires avec les femmes du monde entier, pour le respect des droits de toutes et l’accès à l’égalité.

Des actions visibles dans la rue afin de montrer que nos combats visent à changer la société toute entière.
Des grèves au travail, quand le contexte s’y prête, contre les inégalités de salaires et d’em- plois, contre le plafond de verre et la précarité...

Sur la base de ce texte, les signataires appellent à renforcer ou à créer partout des collectifs unitaires pour préparer ensemble un 8 mars 2014 de luttes, syndical et féministe : Union syndicale Solidaires – FSU – UNEF – ATTAC – Marche mondiale des femmes – Planning Familial Ile de France – Les efFRONTé-e-s – Ligue du Droit International des Femmes – Collectif libertaire anti-sexiste...

Published by Magali Braconnot - dans Féminisme
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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 14:04

images_051-copie-1.jpgPériode de regression, risque pour les droits des femmes, impossible de laisser faire !

Besoin de pédagogie, toujours, pour lutter contre l'ignorance et l'obscurantisme.

Un article du Nouvel Obs que je trouve intéressant :

Education sexuelle : je suis payée pour pervertir la jeunesse française

Cliquer ici

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 13:03

4881912550_a18b681d0d.jpgLampedusa

Quand la dette assassine les économies. Quand l’aide publique se mue en outil colonial. Quand le FMI règne. Quand Areva profite. Quand Monsanto stérilise. Quand Total exploite. Quand le président obéit aux intérêts privés (les siens comme ceux de ses amis). Quand la faim ne quitte plus les corps. Quand la pauvreté est la norme. Quand la survie est impossible. Quand la police cogne. Quand l’armée attaque. Quand les femmes n’ont pas de droits. Quand Frontex assassine. Quand les enfants travaillent. Quand la terre est privatisée et polluée. Quand la dictature dicte. Quand la solidarité internationale est une fable. Quand le changement climatique assèche. Quand l’eau potable est inaccessible. Quand on meurt à 36 ans. Quand on n’a pas de travail. Quand on n’a pas de droits. Quand on est persécuté. Quand on vit dans un pays devenu zone franche. Quand on est prisonnier. Quand on a peur.

On migre.

Le CADTM aurait pu faire un énième communiqué de presse pour rappeler sa révolte profonde contre les crimes qui consistent à pousser des milliers d’individus dans des embarquements de fortune pour rejoindre un horizon d’espoir. Le crime d’un système capitaliste qui opprime, affame, réprime, enferme, condamne la très grande majorité de la population. Comme la misère est mise en concurrence, il y a des endroits où elle semble meilleure ou tout simplement sur-vivable.
On aurait pu ré-analyser les causes des migrations, faire une critique d’un système meurtrier sous l’angle « dette et migration » (http://cadtm.org/Dette-et-migration). Expliquer d’où vient l’inexplicable. Comprendre ce que l’on sait déjà.

Être loin du vomi médiatique des grands médias et des politiciens de tout bord, qui à chaque nouveau drame commentent le bilan, comptent les corps, sortent les chiffres.
Loin des responsables qui font semblant de découvrir l’horreur pour la première fois en se gargarisant d’un fatalisme qui renvoie le naufrage dans le seul champ du phénomène naturel. Inévitable. Tristement banal.
Loin des agitations politiciennes qui consistent à faire croire que la mise en place de nouvelles mesures, identiques aux précédentes, vont remettre l’humanité en selle.

Il y a des frontières, des murs, des barbelés, des mers, des océans. Il y a des passeurs, des barques, des bateaux, des soutes. Il y a Frontex et son armée. Il y a des politiques migratoires et des politiciens pillards. Il y a des papiers et des sans-papiers. Il y a des guerres et des réfugiés. Il y a des centres fermés et des expulsions. Il y a des injustices, des crimes, des morts.

Il n’y a pas de mot.

Il y a l’extrême droite qui monte au point qu’en Grèce, des citoyens étrangers sont obligés de fuir leur pays d’adoption pour échapper à Aube Dorée.
Il y a des Roms qu’on persécute aux quatre coins de l’Europe.
Il y a les Afghans à qui on refuse le statut de réfugié.
Il y a tous les autres.

Il y a notre silence quotidien.
Il y a la rage et la colère.

Il y a des responsables.

Il y a des luttes.

 Pauline Imbach, 8 novembre 2013, publié sur le site du CADTM

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 11:23

elephant.pngNous, personnalités représentatives de diverses sensibilités, organisations et réseaux du mouvement social, politique et intellectuel, avons décidé, en soutien à l'appel des salariés de Fralib, de lancer  la mobilisation citoyenne le 7 décembre prochain.

Nous proposons à toutes celles et ceux qui le veulent d'organiser localement ce jour-là des actions symboliques dans les supermarchés visant à populariser le boycott d'Unilever. Une page Facebook "Le 07/12 libérez l'Eléphant!" est accessible ici pour faciliter la coordination des actions au plan local. Merci à toutes et tous, et que vive l'Eléphant ! Pour que vive Fralib: boycott d'Unilever !

Signez la pétition de soutien à l'appel au boycott des salariés de Fralib.

 "Une entreprise industrielle ancrée dans son territoire, la Provence. Relançant par ses commandes une production locale et écologique de plantes– tilleul, verveine, menthe...- jusqu'alors en déshérence. Liée à ses fournisseurs et à ses clients par des relations commerciales équitables et durables, avec des prix justes.

Fondée sur la démocratie interne et la participation de toutes et tous aux décisions. Tel est le projet des travailleurs de Fralib à Géménos, près de Marseille, qui veulent relancer leur entreprise sous forme de coopérative.

Depuis trois ans, elles et ils luttent pour obtenir de leur ancien employeur, la multinationale Unilever, le soutien minimum dont ils ont besoin pour se lancer : la cession du nom de marque « Éléphant », qu'Unilever a décidé de faire disparaitre au profit de LIPTON marque milliardaire du Groupe, et un certain volume de commandes pendant la période de démarrage. Mais Unilever ne veut rien savoir.

Bien que la justice ait refusé à trois reprises un plan social injustifiable et annulé tous les licenciements, Unilever a cessé de payer les salaires depuis le 1er avril 2013 et refuse d'accorder une aide au démarrage de leur projet.

Unilever (chiffre d'affaires 2012: 51 milliards d'euros ; profits nets : 5 milliards) veut détruire leur savoir-faire et leur collectif. Devant cette intransigeance, les Fralib avec leurs syndicats CGT et CFE-CGC ont appelé les consommateurs à boycotter toutes les marques du groupe Unilever, à commencer par LIPTON.

Alors que le chômage, la précarité et les dégâts écologiques ne font qu'empirer, le succès du projet des Fralib serait un signal d'espoir et ouvrirait la voie à d'autres possibles. Les Fralib appellent à une première journée d'action pour le boycott massif des produits Unilever le samedi 7 décembre.

Répondant à leur appel, nous nous associons à cette action pour inciter Unilever à accéder aux demandes des Fralib. Leur lutte est la nôtre, celle de toutes celles et ceux qui cherchent à engager dès aujourd'hui la transition vers un autre monde, vivable."

Paul Ariès (politologue, mensuel "Les Zindignés"), Clémentine Autain (Fase-FdG), Geneviève Azam (Attac), Olivier Besancenot (NPA), Martine Billard (PG- FdG), Jean-Marc de Boni (La Nef), Benoît Borrits (Association Autogestion), Fabienne Brugel (Compagnie NAJE), Alain Caillé (sociologue), André Chassaigne (PCF-FdG), Sergio Coronado (EELV), Léo Coutelec (Miramap), Thomas Coutrot (économiste), Txetx Etcheverry (Bizi !), François Longérinas (journaliste), Dominique Méda (sociologue), Laurent Pinatel (Confédération paysanne), Xavier Renou (Les Désobéissants), Patrick Viveret (philosophe) et les salariés de FRALIB en lutte depuis plus de 3 ans.

Signez la pétition de soutien à l'appel au boycott des salariés de Fralib.

 

ENCORE ET TOUJOURS:
CONTINUONS LE BOYCOTT DE LIPTON ! 
ET DE TOUTES LES MARQUES DU GROUPE UNILEVER !!!

  boycott-Unilever.png
                           

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